Mythes sur les viols. Partie 1: Quels sont ces mythes ? Qui y adhère ?

Partie 1: Quels sont ces mythes ? Qui y adhère ?
Partie 2 : les conséquences pour la victime
Partie 3 : Les mythes sur le viol restreignent la liberté des femmes
Partie 4 : Conséquences sur la propension au viol
Partie 5 : Les mythes sur le viol dans les médias 

Ruelle sombre

Contrairement à la légende, la plupart des viols ne sont pas commis par un étranger dans une petite ruelle sombre

 

« Evitez de vous habiller comme des salopes si vous ne voulez pas vous faire agresser »
Michael Sanguinetti, policier canadien

 « Un viol, c’est avec un couteau ou un pistolet »
Ivan Levaï, grand journaliste

 «Tant qu’un homme n’est pas muni d’une arme, d’un couteau ou d’un revolver, une femme peut toujours se défendre »
Catherine Millet, intellectuelle française

Slutwalk

Les Slutwalks sont nées en réaction aux propos de Sanguinetti

Récemment, l’association Osez le féminisme a lancé une campagne contre le viol, dont l’un des principaux objectifs est de lutter contre les idées reçues à propos du viol (« Ce sont surtout les filles provocantes qui sont violées »,  « Le viol est provoqué par la testostérone», etc.)

Ces idées reçues (appelées « rape myths » ou « mythes sur le viol ») et leurs conséquences ont été étudiées par les sociologues et psychologues sociaux. J’ai décidé d’y consacrer un article qui sera divisé en plusieurs parties.

Cette première partie explique quels sont ces mythes, pourquoi ils sont faux, et quelles sont les personnes qui y adhèrent. Nous verrons ensuite quelles en sont leurs conséquences et comment ils se transmettent.

Qu’est ce qu’un viol ?

D’après le CNRTL1, le viol est un «rapport sexuel imposé à quelqu’un par la violence, obtenu par la contrainte, qui constitue pénalement un crime ». Dans le droit français, le viol est défini comme «tout acte de pénétration sexuelle, de quelque nature qu’il soit, commis sur la personne d’autrui par violence, contrainte, menace ou surprise».2

Aux Etats-Unis, 18 à 25% des femmes ont subi soit une tentative de viol, soit un viol dans leur vie 3,4. En France, d’après les statistiques du CFCV5, entre 2003 et 2005, plus de 90% des victimes de viols étaient des femmes et environ 96% des agresseurs, des hommes. Cependant, il se peut qu’il y ait plus de victimes masculines, ces derniers étant moins enclins à se déclarer victimes.

Dans plus de 75% des cas, la victime connaissait son agresseur5. Seulement la moitié des viols est accompagnée de violences physiques et à peine 12% sont commis sous la menace d’une arme6. Environ 20 à 25% des victimes tentent de résister physiquement7. Le crime a le plus souvent lieu au domicile de la victime (environ 65% des cas)8. La moitié des viols a lieu la nuit, l’autre moitié le jour6.

La plupart des violeurs dorment tranquillement : seuls  5 % des viols de femmes majeures font l’objet d’une plainte9. Par ailleurs, le taux de fausses accusations de viol ou d’amplification des faits ne dépasse pas 3 à 8%5,6, un chiffre semblable à celui des autres crimes.

Quels sont les mythes sur le viol ?

Dans l’esprit de la plupart des gens, il existe une image du viol « idéal » qui serait le seul « vrai viol »10,11. Ce viol idéal est commis par un étranger armé et fou, et s’accompagne de beaucoup de violence physique. Il se produit la nuit dans une ruelle sombre ou un parking.

Or, cette image ne correspond que très rarement à la réalité décrite. Et quand le viol ne correspond pas à ce viol stéréotypé, la victime subit le blâme12,13. Elle l’a méritée ou l’a cherchée : c’est ce qu’on appelle « les mythes autour du viol ».

 Lonsway et Fitzgerald (1994) ont défini les mythes sur le viol comme les « attitudes et croyances généralement fausses, mais répandues et persistantes,  permettant de nier et de justifier l’agression sexuelle masculine contre les femmes »14. On peut les regrouper en trois catégories15 :

  • Il ne s’est rien produit. Un certains nombre de mythes promeuvent l’idée que les femmes accusent souvent les hommes à tord de viol. Jusque dans les années 1980, on lisait fréquemment dans les cours américaine lors des procès pour viol l’avertissement de Hale16 : « Il est facile d’accuser quelqu’un de viol, difficile de prouver un viol, et encore plus difficile d’être défendu si on est accusé, même quand on est innocent ».   Actuellement, on tient dans les cours de justice un langage à peu près similaire16. Dans plusieurs études récentes, 20% des personnes interrogées estimaient que les accusations de viol étaient fausses16,17. Un autre mythe prégnant consiste à affirmer que la victime exagère et à minimiser les faits (Par exemple, le fameux « il n’y a pas mort d’homme » de Jack Lang)15,18.
  • Elle l’a voulu ou elle a aimé. Ce sont les mythes prétendant qu’une femme qui dit « non » pense « oui » ; que la violence est sexuellement excitante pour les femmes ; que la victime aurait pu résister si vraiment elle n’était pas consentante. Des études montrent que 1 à 4% des étudiantes américaines croient que les femmes désirent secrètement être violées13,19, tandis que 15 à 16% des étudiants hommes croient ce mythe16,13. Si le viol a eu lieu dans un endroit pour séduire (par exemple : un rendez-vous galant, un bar…), le mythe est d’autant plus fort10. A noter qu’on considère également que les femmes sexuellement actives, et particulièrement les « travailleuses du sexe » comme les actrices de pornographie ou les prostituées, ne peuvent pas ne pas être consentantes12 !
  • Elle l’a mérité : Ce sont les mythes comme “Elle était habillée de manière trop sexy » ou “Elle marchait seule la nuit”. Carmody et Washington (2001) ont montré qu’environ 21% des femmes interrogées dans leur étude estimaient que les femmes cherchaient qui s’habillent de manière provocante cherchent les problèmes19. Johnson et al. (1997) ont trouvé que 27% des hommes et 10% des femmes considéraient que les femmes, par leur comportement, provoquent le viol13. Une autre enquête indique que 22% des gens interrogés pensaient qu’une femme était totalement ou partiellement responsable de son viol si elle avait plusieurs partenaires sexuels et 26% croyaient qu’elle était au moins en partie responsable si elle portait des vêtements trop sexy.
Raphaëla Anderson

Raphaëla Anderson, ancienne actrice de X, n’a pas été prise au sérieux lorsqu’elle a porté plainte pour son viol. Le procureur lui a dit « C’est normal de se faire violer quand on fait du porno ».

Ces mythes ont pour principale fonction de rendre la victime coupable et de déresponsabiliser le violeur. En effet, il a été clairement montré que les personnes adhérant à ces mythes ont tendances à blâmer la victime et à chercher des excuses aux violeurs20. Ces mythes ont été par exemple particulièrement entendus lors de l’affaire Strauss-Kahn. Nafissatou Diallo a été considérée comme « peu crédible » car elle aurait menti dans le passé afin de pouvoir immigré, parce qu’elle aurait été intéressée par l’argent et mariée à un dealer. De même, on a accusé Tristane Banon d’avoir eu une attitude trop « légère » pour avoir été violée.

Qui sont ceux qui adhèrent aux mythes sur le viol ?

 Il a été montré, en utilisant des échelles de mesure de l’adhésion aux mythes autour du viol (avec des questions fermées), qu’entre 25% et 35% des gens adhèrent à la majorité de ces mythes14. Cependant dans une étude utilisant des questions ouvertes, près de 66% des personnes interrogées approuvaient les mythes autour du viol18.

Une constante dans la littérature est que les hommes adhèrent plus souvent aux mythes autour du viol que les femmes18, et plus particulièrement les hommes adoptant une attitude masculine stéréotypée20,21. Le sexisme hostile à l’endroit des femmes est corrélé à l’adhésion aux mythes autour du viol, mais c’est également le cas de certaines idées du sexisme bienveillant comme « les sexes sont complémentaires » ou « les femmes sont toutes des princesses »22–25.  D’autres études ont montré que le racisme, l’homophobie, la discrimination de classes et l’intolérance religieuse sont également corrélés à l’adhésion aux mythes sur le viol26–28. Les personnes pensant que la motivation du violeur est non pas sexuelle mais est l’exercice d’un pouvoir sur sa victime sont peu procpices à croire aux mythes sur le viol. Enfin, l’adhésion  aux  mythes  concernant  l’agression  sexuelle  est  liée  à  la méconnaissance  de  la  définition  légale de ce crime11.


Erratum

J’ai écrit :

le taux de fausses accusations de viol ou d’amplification des faits ne dépasse pas 3 à 8%5

Mais je me suis rendue compte qu’il s’agit de chiffres ne concernant que les mineur-e-s… Chez chiffres proviennent d’une publication de l’IHESI (Institut des Hautes Etudes de la Sécurité Intérieure.) et ont été repris par le CFCV.

Voici ce que j’ai trouvé pour les viols sur les adultes :

  • Une review de 2006 sur ce type d’études*  a indiqué que les policiers ont tendance à juger une accusation de viol comme « fausse » à partir de critères douteux. L’autre conclusion de cette review est qu’il est impossible de déterminer quel est réellement le taux de fausses accusations, car les méthodologies scientifiques de plusieurs études sont contestables. Ainsi, par exemple, un auteur considérait qu’une accusation de viol était fausse si la victime n’avait pas l’air particulièrement perturbé.
  • Une étude de 2010**  a trouvé que le taux de fausses accusation était de l’ordre de 5,9 %. Leur méthodologie pour classer une accusation comme « fausse » est sans doute plus fiable, car elle consiste en une enquête approfondie (plusieurs interviews de l’accusé, du ou de la plaignant-e, rapports médicaux, caméra de surveillance, etc.).

*Rumney, Philip N.S. (2006). False Allegations of Rape. Cambridge Law Journal 65 (1): 128–158. Article

**Lisak, David; Gardinier, Lori; Nicksa, Sarah C.; Cote, Ashley M. (2010). False Allegations of Sexual Assualt: An Analysis of Ten Years of Reported Cases. Violence Against Women 16 (12): 1318–1334. Article


Références

1. Définition de VIOL. CNRTL. 2009. Available at: http://www.cnrtl.fr/definition/viol  Consulté novembre 27, 2011.

2.Légifrance : article 222-23 du Code pénal. 2011. Available at: http://www.legifrance.gouv.fr/affichCode.do?idSectionTA=LEGISCTA000006181753&cidTexte=LEGITEXT000006070719 Consulté novembre 27, 2011.

3. Fisher BS, Cullen FT et Turner MG. The sexual victimization of college women. 2000.

4. Tjaden P & Thoennes N. Prevalence and Consequences of Male-to-female and Female-to-male Intimate Partner Violence as Measured by the National Violence Against Women Survey. Violence Against Women. 2000;6:142-161.

5. Bulletin 2006. Collectif Féministe Contre le Viol; 2006.

6. Bulletin 2003. Collectif Féministe Contre le Viol; 2003.

7. Ullman SE. A 10-Year Update of « Review and Critique of Empirical Studies of Rape Avoidance ». Criminal Justice and Behavior. 2007;34:411-429.

8. Zucker D. Viol : approches judiciaires, policières, médicales et psychologiques : actes du colloque. Bruxelles: Kluwer; 2005.

9. Jaspard M. Nommer et compter les violences envers les femmes : une première enquête nationale en France. Population et Sociétés. 2001. Available at: http://www.ined.fr/fr/publications/pop_soc/bdd/publication/138/ Consulté décembre 3, 2011.

10. Odem M. Confronting rape and sexual assault. Wilmington  Del.: Scholarly Resources; 1998.

11. Bilette V, Guay S et Marchand A. Le soutien social et les conséquences psychologiques d’une agression sexuelle  : synthèse des écrits. Santé mentale au Québec. 2005;30(2):101-120.

12. Page AD. Judging Women and Defining Crime : Police Officers’ Attitude Toward Women and Rape. Sociological Spectrum. 2008;28:389-411.

13. Johnson BE, Kuck DL et Schander PR. Rape Myth Acceptance and Sociodemographic Characteristics: A Multidimensional Analysis. Sex Roles. 1997;36(11-12):693-707.

14. Lonsway KA, & Fitzgerald LF. Rape Myths. In Review. Psychology of Women Quarterly. 1994;18:133-164.

15. Koss M. No safe haven : male violence against women at home, at work, and in the community. 1er éd. Washington  D.C.: American Psychological Association; 1994.

16. Edwards KM, Turchik JA, Dardis CM, Reynolds N et Gidycz CA. Rape Myths: History, Individual and Institutional-Level Presence, and Implications for Change. Sex Roles. 2011;65:761-773.

17. Kahlor L & Morrison D. Television Viewing and Rape Myth Acceptance among College Women. Sex Roles. 2007;56:729-739.

18. Buddie AM & Miller AG. Beyond rape myths: A more complex view of perceptions of rape victims. Sex roles. 2001;45(3-4):139-160.

19. Carmody DC & Washington LM. Rape Myth Acceptance Among College Women: The Impact of Race and Prior Victimization. Journal of Interpersonal Violence. 2001;16:424-436.

20. Kopper BA. Gender, gender identity, rape myth acceptance, and time of initial resistance on the perception of acquaintance rape blame and avoidability. Sex Roles. 1996;34:81-93.

21. Pollard P. Judgements about victims and attackers in depicted rapes: A review. British Journal of Social Psychology. Available at: http://psycnet.apa.org/psycinfo/1993-22048-001  Consulté décembre 4, 2011.

22. Abrams D, Viki GT, Masser B et Bohner G. Perceptions of stranger and acquaintance rape: The role of benevolent and hostile sexism in victim blame and rape proclivity. Journal of Personality and Social Psychology. 2003;84:111-125.

23. Viki GT, Abrams D et  Masser B. Evaluating Stranger and Acquaintance Rape: The Role of Benevolent Sexism in Perpetrator Blame and Recommended Sentence Length. Law and Human Behavior. 2004;28:295-303.

24. Chapleau KM, Oswald DL et  Russell BL. How Ambivalent Sexism Toward Women and Men Support Rape Myth Acceptance. Sex Roles. 2007;57:131-136.

25. Glick P & Fiske ST. Hostile and Benevolent Sexism. Psychology of Women Quarterly. 1997;21(1):119 -135.

26. Aosved AC & Long PJ. Co-occurrence of Rape Myth Acceptance, Sexism, Racism, Homophobia, Ageism, Classism, and Religious Intolerance. Sex Roles. 2006;55:481-492.

27. Süssenbach P & Bohner G. Acceptance of sexual aggression myths in a representative sample of German residents. Aggressive Behavior. 2011;37(4):374-385.

28. Payne DL, Lonsway KA et Fitzgerald LF. Rape Myth Acceptance: Exploration of Its Structure and Its Measurement Using theIllinois Rape Myth Acceptance Scale. Journal of Research in Personality. 1999;33(1):27-68.

29. Sexual assault research. Summary report. Amnesty International UK; 2005.

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140 réflexions sur “Mythes sur les viols. Partie 1: Quels sont ces mythes ? Qui y adhère ?

  1. Très intéressant et terrifiant à la fois. D’autant plus que ce sont des discours que j’ai déjà entendus (notamment le « oui, mais certaines le cherchent aussi avec leur manière de s’habiller »… en parlant d’élèves dans une salle des profs!). J’attends la suite avec impatience.

    • En effet ! de plus, les victimes de viol adhérant à ces mythes ne considéreront pas qu’elles ont été violées si leur viol ne ressemble pas au « viol idéal »… et donc ne porteront pas plainte.

      • tout à fait d’accord avec ça et ton article vient de terminer de me convaincre que même si ça ne correspondait pas au « viol idéal », dix ans après je suis quand même une victime. merci

  2. Ton article me fait aussi pensé au chapitre sur le viol de V.Despentes dans king kong theorie.
    Tout ce que tu y dis y est intéressant, vrai et très bien documenté .Ce sont des pseudo sterotype qu’on ne combat jms assez .
    Le top blog hello coton m’aura permis de decouvrir ton blog, je le garde dans les affaires a suivre .

  3. Passionnant !
    L’interview de Tristane Banon dans Charlie Hebdo était révélateur de ce phénomène et accentuait également la différence de traitement homme/femme dans les affaires de viols.

  4. Oui !
    J’en parlerai je pense dans une troisième partie, mais d’après ce que j’ai lu, c’est souvent sous l’angle du violeur qu’est abordé ce type d’affaire. Par ailleurs, un homme hétéro violé sera moins blâmé qu’un homme homosexuel qui sera lui-même moins blâmée qu’une femme… Ce qui souligne l’aspect homophobe et sexiste des mythes autour du viol.

    • excellent ! comme toujours;
      où il est prouvé une fois de plus que l’homme ? se comporte en chassuer, et la femme est une proie. !!
      TERRIFIANT car comment faire pour lutter contre cet état de fait.

  5. Pire, les etudes de psycho sociale ont prouvé que si l’agresseur est séduisant, sa peine sera plus légère que s’il était laid, car « c’est moins pire de se faire violée par un beau goss après tout ». Idem si la victime est jolie, car « elle l’a un peu mérité ».

    • Pas sûr que la raison inconscient soit “c’est moins pire de se faire violée par un beau goss après tout”, c’est quelque chose que l’on retrouve partout dans la société, par exemple les instits sont moins sévères avec les enfants plus beaux ou les hommes grands ont des salaires plus élevés (la taille est très clairement un critère de choix du partenaire en Europe).

  6. Tu fais vraiment un travail exceptionnel, avec une grande pédagogie, et une rigueur scientifique qui me manque parfois (ce qui permet aux gens de se jeter sur le moindre truc que j’ai pu oublier de préciser, pour ressortir leurs vieux préjugés…).
    Car il y a même des gens pour dire « mais personne ne croit à ces mythes sur le viol » !!! J’en reste toujours comme deux ronds de flan tellement c’est de mauvaise foi, mais maintenant je saurai quoi leur répondre, je ne savais pas qu’il y avait des études sur le sujet !
    Là pour le coup, je crois qu’on ne peut pas trouver quoi que ce soit à redire à ton article.
    Enfin bon tout ça pour dire continue, c’est vraiment indispensable ce que tu fais, je vais essayer de diffuser au maximum.
    (Bon maintenant je fais un complexe d’infériorité, j’ai l’impression que mon blog fait complètement amateur à côté :p).

    • @ Déconstruire :
      Non, ton blog ne fait pas amateur, d’après moi il fait plus « espace de reflexion » et est intéressant en ce sens.

      @ Antisexisme :
      Très intéressant et incroyablement référencé- comme toujours 🙂 (comme l’avant dernier article par exemple)

      • @Deconstruire
        Ben non Déconstruire, moi j’aime beaucoup ton blog !
        En plus, l’approche scientifique est contestable aussi… La science n’est pas objective, contrairement à ce qu’on croit 🙂

        Haha tu pourras dire à ces personnes qu’au moins 1/4 des gens croient à ces mythes !

        @Healcraft
        Merci 😉

  7. « Dans plus de 75% des cas, la victime connaissait son agresseur » > Voilà un pourcentage qui semblerait aller de soi, et que nombre de personnes ne veulent pas prendre en compte… c’est qu’il ne faudrait pas se fâcher avec la famille ou les « amis », heeeein…

    Rapport à la ruelle sombre, sachant que les hommes ont globalement plus de risques d’y être agressés (pas forcément violer, mais bon) que les femmes, il est également très révélateur de constater qu’on les met beaucoup moins en garde (pas de flicage, de culpabilisation, etc.).

    J’ai toujours l’impression que l’entourage pourvoyeur de clichés craint avant tout d’être, par ricochet, « sali » par cet l’étranger violeur et ses actions, mais qu’il s’en tamponne plus ou moins le dronte, du reste…

      • Oui… quand on voit le nombre de fois où des viols sont camouflés pour ne pas déshonorer la famille ou se fâcher –‘.

        J’avais jamais dire que les hommes ont plus de risque d’être agressés dans la rue (je sais qu’ils sont plus souvent victimes de meurtres – 60% de victimes tuées sont des hommes, mais les meurtres, comme les viols, concernent essentiellement des particuliers qui se connaissent). Mais si c’est effectivement bien le cas, c’est effectivement hyper révélateur de comment on traite différemment femmes et hommes devant le danger (j’ai par exemple jamais entendu qu’un gars se baladant dans la rue et se faisant assassiné l’avait bien mérité…)

        • Antisexisme,
          Les hommes peuvent se faire agressés plus souvent dans les rue sombres justement parce-qu’ils sont moins sensibilisés et donc ont moins peur, alors que les femmes, surtout avec tout les clichés qui trainent osent moins se promener seules.

          • A oui, sans compter aussi que les hommes ont généralement moins peur aussi d être violés, mais c’est un sujet qui m’est personnellement trop étrangé pour me permettre d’en parler 🙂

          • Je me permet…!Une  » grande petite  » remarque :
            Si les hommes se font plus souvent agréssé dans les rues !
            c’est parceque  » eux  » ils sortent plus, et plus souvent que l’autre moitié de la population  » qui est féminine  » Juste pour rééquilibré .
            Ais-je tord ,??
            crois pas malheureusement ,
            PS je viens de vous découvrir et vous lache plus

            • Bonjour Dany,

              J’ai trouvé un livre (qu’on peut feuilleter sur internet) où il est de nouveau écrit qu’un homme risque plus d’être agressé dehors qu’une femme.
              Le livre : http://books.google.fr/books/about/Sex_power_conflict.html?id=0urtAAAAMAAJ&redir_esc=y

              Je ne sais pas du tout sur quelles statistiques ils s’appuient pour dire cela, c’est dommage… Mais j’imagine qu’ils tiennent compte du fait que les hommes sortent plus souvent !

              • Merci, !
                je ne faisais qu’un commentaire qui pour moi est évident : LES HOMMES sortent plus et plus souvent que les femmes.
                Il n’ y a qu’a regarder les passant(e)s et les terrasses des cafés.. c’est juste un fait
                Et je regrettes d’en arriver là, que font donc toutes les femmes ?? où sont_elles??
                Boniches, femmes au foyer. dans quel état d’esprit vivent-elles ?
                Je suis septique sur le fait d’un bonheur évident !
                Voilà c’est tout je redoute l’avenir pour toutes ces raisons.

  8. Vous publiez des articles en anglais et vous n’êtes pas capable de citer correctement le policier canadien ni de traduire correctement ses mots ?

    Où est la science ?

    A propos des fausses accusations de viols, voilà l’ensemble des chiffres que j’ai à ma disposition :

    Il y a peu d’études pour connaitre l’ampleur des fausses accusations.

    Aucune en France mais le chiffre de 10% à minima est avancé [11].

    Les Anglo-Saxons donnent une amplitude de 2% à 8% (selon wikipédia) et ce chiffre est monté à 41% lors d’une étude menée par Eugene J. Kanin de l’université de Purdue sur la période de 1978 à 1987 [12].

    L’ensemble des statistiques Anglo-Saxonnes donnent les chiffres suivants :

    15% (FBI Uniform Crime Reports, 1975) (4% autres crimes);

    24% (Buckley, 1992);

    25% + 20% questionnables (MacDonald, 1971);

    27% (McDowell et Hibler, 1985);

    25% – 40% (Toronto Police);

    41% – 50% (Kanin, 1994);

    Plus de 50% (Anstiss, 1995; Blair, 1985; Feldman-Summers et Palmer, 1980;) [13]

    Au Québec, un criminologue (Michel Saint Yves) avance le chiffre de 30% à 40% de fausses allégations [14].

    Un rapport de la police du Lander de Bavière fait état de 20% à 30 % de cas associé à une fausse accusation,

    que seulement 7.4% des fausses accusatrices sont poursuivies pour leurs mensonges [15].

    Sources et références dans l’article original ainsi qu’une étude poussée des fausses accusations :

    http://leblogdenash.over-blog.com/article-les-fausses-accusations-de-viols-quelle-ampleur-quelle-realite-86724161.html

    Comptez vous parler des viols commis par des femmes ?

    Il est évident que les hommes parlent moins déjà qu’on ne les interogent pas pour les violences conjugales, que les vrais chiffres sont cachés alors parlé …

    Un document de référence à télécharger dans mon article :

    http://leblogdenash.over-blog.com/article-a-lire-le-garcon-invisible-s-ouvrir-aux-victimes-masculines-95968677.html

    Par ailleurs, vous parlez de Nafissatou Diallo et Tristanne Bannon. Ce sont des mauvais exemples pour plusieurs raisons. Pour un blog scientifique, ce paragraphe est axé sur l’émotionnel …

    Cordiales salutations

      • Avez vous bien lue ?

        Vous avez le pourcentage suivit des auteurs et de l’année, convention admise dans le domaine.

        Les deux articles mis en lien sont pour le premier un méta article évoquant les fausses accusations et les problèmes liées à leurs décomptes donc les documents de Michel St Yves sont téléchargeables depuis cette article.

        Le second propose un document en téléchargement comme cela est écrit.

        • Vous donnez des chiffres sans détailler la méthodologie… l’autrice de l’article est très claire, seule une ou deux études sont relativement « fiables ».
          C’est à dire non fondées sur des « impressions » des professionnels du systèmes judiciaires entre autres, OU sur le simple fait que l’accusé ait été déclaré innocent par manque de preuves ou n’ait pas été poursuivi par manques d’éléments à charge.
          (à ne pas confondre avec la personne déclarée innocente parcequ’on a des preuves formelles de son innocence ou des preuves de fausses déclarations de l’accusatrice).

  9. beau billet. C’est malheureusement trop vrai.
    Parce que « c’est si facile de déchirer ses vêtements et de se taper dessus pour faire croire qu’on s’est fait violer ».
    C’est peut-être facile de déchirer un vêtement, ça l’est beaucoup moins de condamner quelqu’un pour viol.

    un extrait d’un article de Muriel Salmona :
    « Le viol : moins de 10% de plaintes, 3% de poursuites judiciaires et entre 1 et 2 % de condamnations (Rapport annuel 2009 de l’Observatoire National de la Délinquance (OND), La criminalité en France). En comparaison les homicides entraînent presque toujours une enquête et aboutissent à des condamnations dans près de 50 % des cas. Le viol et la tentative de viol sont donc des crimes qui bénéficient d’une grande impunité.
    Malgré cela, les victimes de viol qui arrivent à porter plainte seraient très majoritairement des menteuses ? Ceux ou celles qu’elles accusent des innocents ? Mais alors où sont-ils tous ces violeurs, cela n’inquiète personne ? Et d’où viendrait ce vice d’aller accuser à tort dont elles savent qu’il ne sera pas pris au sérieux, ni par la police, ni par la justice ? Il y a plutôt un problème institutionnel quand de la plainte à la condamnation, plus de 80% des victimes sont rejetées dans le silence du classement sans suite et du non-lieu. Quelle société peut se prétendre démocratique, quelle justice peut se prétendre protectrice, quand plus de la moitié de la population est si mal défendue contre la pire des violences, le crime ? Et comment peut-on vivre dans ce monde ? »
    (http://blogs.mediapart.fr/blog/muriel-salmona/050911/la-victime-cest-la-coupable-complicites-institutionnelles-dans-les-c)

    J’ai trouvé d’autres chiffres sur les fausses accusations (encore tirés d’un article de Muriel Salmona) :
    « Que les fausses allégations de viol faisant l’objet de plaintes sont d’après les statistiques internationales très rares moins de 3% des plaintes (études McIntosh Julia A, 93 et Thoennes N., 92), et les fausses allégations d’inceste ne représentent que 3 à 7 dossiers sur 1000 d’après une enquête menée en 2001 par le Ministère de la justice française. (Enquête réalisée à la demande de la Direction des affaires Criminelles et des grâces dans les tribunaux de Nanterre, d’Evreux et de Paris). »
    (http://stopauxviolences.blogspot.com/2011/07/la-nausee-article-de-la-dre-muriel.html)

    C’est tellement méprisant et méprisable comme « argument » !
    Autant arrêter tout de suite le système judiciaire si on part du principe que l’accusatrice est une menteuse ! On émet rarement de telles suspicions pour les autres crimes ou délits.

    Autre chose, à laquelle vous avez peut-être pensé pour la suite de cet article, on m’avait fait remarquer combien l’expression courante « se faire violer » était lourde de sens. Elle implique une action de la part du sujet, ici de la victime. On est pas violé, on se fait violé. Cela doit traduire la forme de responsabilité qui pèse sur les victimes.

    • Merci elfvy pour ton commentaire !

      Le blog de Muriel Salmona est très intéressant. Certains articles font littéralement froid dans le dos. Rien que dans le lien que tu as posté, il ya des témoignages qui donnent envie de hurler.

      Je n’avais jamais pensé à l’expression « se faire violer » (comme « se faire couper les cheveux », « se faire masser »…), mais en effet c’est intéressant, on dirait qu’en effet la victime prend directement part à son viol. Il ne me semble pas, par exemple, qu’on dise très souvent « il s’est fait assassiné » : je l’ai déjà entendu, mais moins que « il a été assassiné ».

    • En fait, je viens de faire un peu des recherches sur cette tournure « se faire = inf » (violer, écraser, couper les cheveux…).
      Ca pourra me donner en effet du grain à moudre pour mon prochain article 😉

      D’après ce livre de grammaire sur le passif en français, le passif (elle a été violée) et la forme se faire + inf (se faire violer) n’ont en effet, pas la même signification car la 2ème forme implique une certaines responsabilité ou du moins une activité volontaire du sujet !
      (source ici : http://books.google.fr/books?id=Wd6xW-clulgC&pg=PA242&dq=%22se+faire%22+passif&hl=fr&sa=X&ei=ZrwOT7DxDMK0hAebhYW_Ag&ved=0CDsQ6AEwAg#v=onepage&q=%22se%20faire%22%20passif&f=false )

      En disant « elle s’est faite violée » on rentre donc dans l’esprit actuel qui veut la victime soit en partie responsable !
      Merci pour cette remarque très pertinente !

  10. Je ne reconnaîs pas l’esprit de mon commentaire dans celui de elfvy mais je vais revenir sur le problème des fausses accusations dont le principal problème posé est double : c’est à la fois le risque de décridibiliser une victime définitivement et d’effectuer le plus grand déni d’humanité à savoir l’intervertion du coupable et de la victime.

    Quantifier les fausses accusations est salutaire mais le problème se déporte ici sur le type de fausse accusation : criminelle ou authentique victime qui accuse un innocent.

    Se pose aussi et ca rejoint votre texte l’épineuse question de la définition du viol. Faut – il ou non y incorporer la coercition psychologique sachant que par définition matériellement indémontrable ? Le consentement est un épineux problème aussi puisque si on étudie la loi suédoise, tout rapport sexuel est suceptible d’être requalifié en viol.

    Contrairement à elfvy, « Autant arrêter tout de suite le système judiciaire si on part du principe que l’accusatrice est une menteuse ! On émet rarement de telles suspicions pour les autres crimes ou délits. » je pense le système judiciaire parfaitement apte à distinguer une fausse accusation dans ses différents degrés d’un viol là aussi avec ses degré de violence à condition que la justice ne soit pas envahit par une quelquonque forme d’idéologie sexiste.

    Vous devriez aussi évoquez le projet le PROJET AIFA est destiné à récolter des informations pertinentes sur le problème grandissant des accusations infondées, la manière dont elles se constituent, les conséquences pour les victimes. Il en évaluera l’importance, le situera dans la criminalité moderne, et formulera des recommandations aux autorités.

    Projet mis en oeuvre par John Goetelen qui est thérapeute, coach et formateur d’adultes et a lui-même été victime d’une fausse accusation. Il a vu autour de lui nombre d’autres personnes en être victimes. Il en connaît intimement les conséquences destructrices sur la vie des victimes. Il constate que peu est fait pour cerner cette problématique et la réduire.

    Son objectif est de Fournir une base de donnée et de réflexion de référence sur cette question. Analyser les causes et méthodes utilisées. Présenter un tableau complet de la situation dans trois régions francophones: Suisse romande, France, Québec.

    Méthodes :

    Relevé et analyse des classements, non lieux, acquittements.
    Etude de condamnations pour lesquelles la victime déclarée s’est ensuite rétractée.
    Méta-analyse des études réalisées sur le sujet dans les pays où elles sont disponibles, incluant les Etats-Unis.
    Interviews de magistrats, avocats, accusés, accusatrices, témoins, selon les possibilités.
    Compilation d’articles de journaux..

    A l’auteur, vous lisez vraiment toutes les publications que vous citez dans chacun de vos articles ?

    • Pourquoi tant d’agressivité dans votre propos ?

      Mes interventions et précisions sur ce site vous posent problème ?

      Il se trouve que je connais très bien le domaine scientifique pour y évoluer alors je suis habitué aux bibliographies à 30 ou 40 citations de publications mais je suis aussi habitué à l’esbrouffe de personne qui citent sans lire. Je suis aussi habitué aux publications dont la méthodologie est bancale et celle dont la conclusion est connue avant le début de l’étude.

      • Euh attendez Nash, vous venez sur ce blog avec un ton péremptoire en :
        1. exigeant que je publie l’un de vos articles sur mon blog, sous peine d’être considérée comme non ouverte d’esprit
        2. me disant que je ne comprends pas l’anglais
        3. en prétendant que je ne lis pas les articles que je cite (en libre accès sur Google Scholar)

        Et ensuite, c’est Chamatou qui serait agressive ?
        Mais, bon Dieu, pour qui vous prenez-vous ?!

        Alors pour vous répondre, OUI je lis les publis que je cite.

        Et moi aussi j’évolue dans le milieu scientifique, je suis habituée à lire des publis en anglais, autrement plus corsées que celles-ci…

  11. Je n’ai pas eu le sentiment d’être agressive, en tout cas pas plus que vous quand vous prétendez que l’auteur ne parle pas anglais ou que vous-entendez qu’elle ne connaît pas son sujet. Tout au plus ironique. Mais c’est évidemment subjectif.

    Si vous avez des sources scientifiques (études brutes, publications, ouvrages de vulgarisation écrits par des scientifiques reconnus), je serai quant à moi ravie de les parcourir : c’est important de croiser les sources.
    En attendant, je vais éviter de répondre pour ne pas alimenter une discussion stérile.

  12. « Ce sont les mythes prétendant qu’une femme qui dit « non » pense « oui » ; que la violence est sexuellement excitante pour les femmes ; que la victime aurait pu résister si vraiment elle n’était pas consentante. Des études montrent que 1 à 4% des étudiantes américaines croient que les femmes désirent secrètement être violées, tandis que 15 à 16% des étudiants hommes croient ce mythe ».

    Effectivement, ça fait peur, 84% de ces étudiants et 96% de ces étudiantes ignorent, consciemment ou inconsciemment, le profond lien entre Eros et Thanatos, dont la connaissance constitue tout de même la base indispensable pour aborder la problématique insoluble de la sexualité en adulte.

    Avant être adulte signifiait être capable de gérer, de maîtriser, de refréner, tout en sachant qu’on ne peut pas l’effacer, l’ambiguïté sexuelle; aujourd’hui les éternels post-adolescents, qui ne veulent pas se débarrasser de leur désir puéril d’absolu, qui veulent qu’on les laissent continuer à penser que n’importe quel rapport humain peut-être complétement pur, demandent des lois pour résoudre à leur place, par intervention externe, ce problème épineux et tout ce qui en découle, l’ambiguïté de manière générale et le conflit.

    Enfin, chacun tire ses conclusions, de toute façon, on n’arriverais difficilement à faire autre chose que se laisser porter par le courant de l’histoire.

    Mais, cela serait intéressant si les sociologues du CNRS, de l’EHESS, et des autres usines à fabriquer de zélés promoteurs du gender et du racial neutral, les journalistes, les militants, les blogueurs qui utilisent les études de ceux-ci comme gourdin pour délimiter les limites du « pur », puis harceler et débusquer les impurs se posaient une seule fois la question de ce que signifie réellement essayer de résoudre la question sexuelle collectivement notamment lorsqu’on essaye de le faire par intervention extérieure et par le haut, aussi pourraient-ils se poser la question de savoir si le totalitarisme, sous n’importe lequel de ces visages, n’a jamais eu comme base autre chose que cela, la volonté de résoudre définitivement les tracasseries de chacun avec l’ambiguïté sexuelle définitivement, par intervention extérieure et par le haut.

  13. Bonjour. Je tiens à apporter ma part de témoignage. Lorsque j’avais 10 ans j’ai porté plainte contre mon propre père. Dur épreuve. Mais la réaction qu’à eu les gendarmes qui m’ont reçu à été pour le moins choquante. Je ne me rappelle pas de tout parce que j’ai oblitéré beaucoup de souvenirs de cette époque, mais je me souviens que l’infirmière scolaire qui m’a amené à la gendarmerie a dû négocier pour que je puisse poser ma plainte. « Elle est trop jeune, elle ne sait pas ce qu’elle dit ».
    Ils n’ont fait preuve d’aucune patience. Alors qu’un des gendarmes écrivait ma plainte et m’interrogeait, il me pressait de questions sur les faits, exigeant plus de détails. Ce qui est normal en soit, mais crier « Mais répond enfin ! » a une enfant qui dénonce son père pour viol n’est pas une chose à faire. Je n’ai pas eu le droit de voir mes soeurs ni ma mère pendant des heures. Toutes avaient été convoquées, mon père arrêté et interrogé sur la base de ma plainte, largement incomplète. Du coup, mes soeurs ont été interrogées sur la base de la déclaration de mon père plutôt que par rapport à ce qu’elles avaient vécu. Du coup, elles n’ont même pas eu une chance de dire la moitié de ce qu’elles voulaient dire.
    Et lorsque ma mère a été interrogée, lorsqu’elle a demandé les démarches qu’elle devait effectuer pour ce type de divorce, les gendarmes lui ont répondu « Enfin, Madame, c’est un peu tôt pour songer au divorce ! Rentrez, et discutez entre vous, il y a peut-être moyen de s’arranger. »
    Je trouve tout ceci d’une violence sans nom. Toute l’enquête a été bâclée. Pour le procès, conduit en mois de trois mois, jamais nous n’avons vu un psychologue. Nous étions entourées d’homme qui nous regardait avec méfiance. Les questions (rares) qu’on nous posait portait à savoir si nous avions menti ou non, plutôt que de s’intéresser aux faits eux-mêmes. Mon examen gynécologique, j’ai du le faire seule, sans ma mère, alors que je n’avais même jamais vu un gynéco de ma vie. Je me suis sentie aussi violée que dans mon foyer. Ma mère s’est vue accusée de négligence, alors qu’elle travaillait d’arrache-pied pour nourrir sa tribu, faisant confiance à son mari, loin d’imaginer que ce qu’elle voyait tous les jours dans sa vie professionnelle se déroulait sous son propre toit.
    Au résultat, mon père a écopé de trois ans de prison dont un avec sursis. Il est sorti au bout d’un an pour bonne conduite, avec un droit de visite sur mon petit frère. Il vit à une demi-heure de route de chez ma mère, qui n’a pas pu déménager par manque de moyen. 15 ans plus tard, mes soeurs et moi sommes toujours prisonnières d’une peur de le croiser dans la rue. Je ne sais pas à quel moment nous sommes sensées être protégées par la justice française, mais nous attendons toujours.

  14. bon article.
    a travers le monde il y a aussi des exemples d’hommes qui pour assouvir un désir sexuel, violent des femmes d’un niveau social inférieur, parce que la société le leur permet. je ne parle pas de l’esclavagisme mais du système de castes comme il y a en inde. ou le fait de faire ce que l’on veut d’une enfant (et un enfant aussi) parce ce que c’est une fille et/ou/ en bas age.
    je pense qu’il y a corrélation entre tout ce que vous avez dit, sauf que les mythes bien sur sont faux. Si les mythes étaient vrais alors toutes les femmes sont des salopes, puisque même habillée en burka, elle attise l’attirance sexuelle des hommes.

  15. Il y a une autre croyance qui n’est pas vraiment un mythe mais qui est celle qu’on ne se remet jamais d’un viol et qu’on ne peut pas retrouver une vie sexuelle normale après un viol. Ca apparait notamment dans l’expertise psychiatrique de l’affaire Tron (les victimes sont suspectes parcequ’elles ont une vie sexuelle normale). Ca me paraît une manière de continuer à exclure les femmes violées de la société, de la même façon qu’on le faisait avant en les considérant déshonorées.
    Evidemment c’est difficile d’aborder la question puisque ça pourrait être retourné pour considérer que les viols ne sont pas graves.

    Enfin pas d’accord qu’un homme homosexuel violé sera moins blamé qu’une femme hétérosexuelle violée.
    Voir par exemple sur les viols d’hommes en RDC:
    http://www.rue89.com/2011/08/02/viols-au-congo-le-jour-ou-ils-ont-fait-de-moi-une-femme-216257

    • Ouais, je suis absolument d’accord avec toi pour le 1er point !!! Une victime violée est censée être traumatisée à vie… sinon, elle n’est pas une « vraie victime » et que sans doute, au fond, elle a aimé ça.
      Et c’est vrai qu’il est parfois dur de décrire les traumatismes vécus par les victimes sans tomber dans le « une victime de viol ne s’en remettra jamais »…

      Pour le 2nd point, il me semble que c’est ce qui ressortait d’une étude, mais comme j’ai écrit cet article il y a longtemps, je me souviens plus très bien. Ensuite, ce n’est pas parce qu’ils sont « moins blâmés », qu’ils ne le sont pas !

  16. Bonjour,

    Merci pour cet article intéressant. Le sujet est très sensible, il suffit de lire la véhémence de certains échanges ou l’émotion d’autres. Aussi je vais essayer de vous répondre avec la grande délicatesse qu’exige ce sujet. Je ne cherche pas à choquer

    Je me pose cependant une question sur le raisonnement. Ce que vous concaténez sous un même nom de mythe recouvre plusieurs réalités différentes.

    La première est celle du viol par un étranger dans une ruelle sombre. Les chiffres prouvent bien que ce n’est pas la réalité, que c’est bien un mythe. Pour en constater les ravages il suffit de lire le témoignage anonyme.

    La seconde réalité est celle sur « il ne s’est rien passé ». C’est quasiment impossible à démontrer, dans un sens ou dans un autre. Je ne vois d’où peuvent venir les chiffres, sauf à considérer :
    – soit que la justice est infaillible (on prend donc les chiffres des résultats des procès : déclarés coupables versus innocenté)
    – soit que le viol est un crime identique aux autres (au sens qu’il n’implique pas plus de comportement irrationnel de la part du pseudo-accusé, de la pseudo-victime, de l’accusé, de la victime). De cela je ne suis pas sûr. Mais encore une fois, comment le prouver ? Il suffit de voir les grandes affaires médiatiques pour voir l’irrationalité autour de ce crime :qu’est-ce qui pousse des enfants à accuser injustement leur famille dans l’affaire d’Outreau, qu’est-ce qui pousse un puissant de ce monde à se jeter sur une femme de chambre ?

    La dernière réalité est « Elle l’a voulu – aimé » / « Elle l’a mérité ». Ces deux mythes regroupent une seule chose : la victime a-t-elle été prudente ? Comprenez-moi bien, le manque de prudence ne déculpabilise en rien l’agresseur. Cependant la prudence est une vertu, qui plus est « mère de sûreté ». Ce qui choque les gens qui croient en ces 2 mythes/réalités c’est le manque de prudence de la victime.
    Prenons un exemple en dehors du viol. Je me fais cambrioler chez moi, l’assurance ne rembourse rien si j’ai laissé la porte ouverte, ou si je n’ai pas une serrure 5 points. Pourquoi ? non pas parce que l’assurance considère que je l’ai voulu ou mérité, mais parce que l’assurance considère que j’ai manqué de prudence. Connaissant les risques de cambriolage, connaissant ce qui facilite la commission du crime, j’ai le devoir impératif d’être prudent et d’équiper ma maison et de ferme ma porte. (si cette comparaison vous choque, nous avons la réponse à ma question « le viol est-il un crime identique aux autres? »). Cependant le fait que l’assurance ne rembourse pas le cambriolage n’empêche pas la police et la justice de faire leur travail et de condamner le cambrioleur.
    Ainsi, les gens qui pensent ou disent « Elle l’a voulu – aimé » / « Elle l’a mérité », pensent en fait qu’elle a manqué de prudence. Cependant, combien même les gens le pensent, le premier soucis qu’ils doivent avoir est celui de la victime. Ils doivent donc garder leurs pensées dans leur tête et se consacrer à l’aide de la victime. Quitte à revenir plus tard et donner un conseil délicat et ferme sur la prudence. De son côté, la justice ne doit pas prendre cela en considération pour condamner (comme dans le cas du cambriolage)

    En espérant apporter ma pierre à l’édifice et en exprimant toute ma sympathie et mes pensées aux victimes qui sont venues témoigner ici.

    • Bonjour Aquinus,

      J’avoue ne pas comprendre ce que vous voulez dire dans votre paragraphe sur « il ne s’est rien passé ». Le fait est que, quand beaucoup de femmes affirment être violées, d’emblée, on dit « il ne s’est rien passé ». Il n’y a qu’à voir avec l’affaire DSK. Je n’affirme rien sur sa culpabilité, mais dès qu’on a connu l’affaire, beaucoup de gens ont affirmé que c’était juste IMPOSSIBLE avant même que l’enquête ait commencé. Pourquoi, tout de suite, affirmer que ce n’est pas possible ? Là est le problème.

      Ensuite, à propos du manque de prudence, je vous invite à lire la partie 3 sur la restriction de la liberté des femmes. Dans le cas des viols, je me méfie très fortement du « bon sens » qui invite à la prudence. Car selon, ce « bon sens », les femmes doivent éviter tous pleins de situations, jamais les hommes. Par peur du viol, certaines femmes ne sortent plus seules, ne boivent pas, ne s’habillent pas comme elles veulent… Dans certains pays, par exemple, elles s’interdisent de sortir sans voile…

      Ce qui est fou par exemple, c’est que, souvent on entend par exemple « les femmes ne devraient pas sortir seules la nuit ». Or les hommes sont plus souvent agressés dans la rue ! Pourtant, si un homme se fait racketter dans la rue, jamais on ne pensera qu’il a manqué de prudence, mais juste qu’il n’a pas eu de chance.

      Par ailleurs, il ne faut pas oublier que plus de 75% des viols sont commis pas des gens connu, souvent un conjoint… Un bon moyen de ne pas se faire violer serait donc… de ne pas se mettre en couple ! 😉

      Bref, je pense que dire aux femmes d’être prudentes est un bon moyen de limiter leur liberté et de les contrôler. Et je pense que c’est un piège sans fond de raisonner ainsi : dans certains pays, les femmes portent le voile intégrale et ne peuvent pas sortir de chez elles non-accompagnées d’un homme, soit disant pour les protéger, donc par « prudence ».

      Enfin, pour comparer au cambriolage : ce genre de recommandation (fermer les fenêtres) ne crée pas de discrimination : que vous soyez blanc, noir, femme, homme, vous subirez la contrainte de fermer les fenêtre et la porte de vous maison quand vous partez. En plus, cela ne limite nullement votre liberté de vous déplacer là où bon vous semble, qui me semble une liberté fondamentale.

      • Merci pour votre réponse.

        1ère réponse rapide à votre incompréhension. Je suis tout à fait d’accord avec vous. Mon point est dire qu’il est impossible, dans un sens comme dans l’autre , d’affirmer d’emblée (voir parfois jusqu’à la fin) s’il s’est réellement passé qq chose. J’ai été particulièrement choqué par le traitement de l’affaire DSK, du début à fin (négation d’emblée, puis discréditation de la victime. Même le plus grand criminel du monde peut être victime de viol, et doit être défendu par la justice. Je suis choqué par les gens qui estiment normal les viols de pédophiles dans les prisons)

        Pour la comparaison avec le cambriolage, je ne suis pas d’accord sur la discrimination. Une personne âgée est plus exposée face à une possibilité de cambriolage et devra prendre des mesures différentes d’une jeune personne (par exemple ne pas ouvrir à un inconnu). Par nature il y a des différences entre toutes les personnes. Chacune doit prendre des mesures prudentielles adaptées.

        Cependant pour vous répondre plus longuement sur la prudence, je vais d’abord prendre le temps de lire les autres parties de votre article.

        Cordialement,

      • Bonjour
        Je vous avoue que j’éprouve une certaine gêne quant à la notion de prudence.
        Effectivement, les agressions par des inconnus sont très minoritaires, 10%, peut-être même moins. Mais elles n’en restent pas moins réelles (j’ai de tête 4 exemples dans ce cas).
        De même quand nous avons des enfants, beaucoup de gens (dont moi) ne pouvons pas nous empêcher de dire à nos filles de faire attention à pas rentrer tard, pas trop boire, pas aller n’importe où ni parler à n’importe qui, etc…

        En parallèle, je fais pareil avec les garçons, et je demande toujours qu’ils envoient un sms pour qu’ils confirment qu’ils ont bien pris le bus ou autre.
        Je vais m’inquiéter s’ils sont seuls, garçons ou filles, même si je cache pas que j’ai plus peur pour les filles (quand on a eu des amies qui ont été violées, on peut pas s’empêcher d’avoir peur pour elles et du coup pour les autres).

        Je pense que le problème n’est pas d’informer des dangers, car je pense que c’est indispensable. Et je ne connais pas un seul parent autour de moi qui n’avertirait pas sur les risques et les précautions.
        Non pour moi le véritable problème, c’est la réaction des gens.
        On peut très bien prévenir des dangers en amont, et ne pas faire culpabiliser la victime en aval. Ca devrait être la réaction normale.

        Par exemple, je vais faire la comparaison avec le sida.
        Il y a des campagnes d’information sur les risques du sida, certain/e/s l’attrapent et se voient culpabiliser sur le fait de l’avoir attrapé, les « je te l’avais dit », les « t’as qu’à t’en prendre qu’à toi-même », « tu l’as mérité », etc… c’est ce genre de réaction qui pose un gros problème.

        Peut-on pour autant dire que ce sont les campagnes de prévention qui sont responsables de la culpabilisation? Je ne pense pas. J’aurais plutôt tendance à penser que c’est un problème de mentalité. Et une question à se poser serait, je pense : qu’est-ce qui fait dans les mentalités qu’on en arrive à faire culpabiliser et enfoncer les victimes au lieu de les soutenir?

        C’est pas simple, comme question.

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  24. Mythe sur le viol :
    « Un viol est perpétré par un homme à l’encontre d’une femme. »
    Quitte à défendre les minoritaires, laissés pour compte et autres gens qu’on ne croit jamais parce qu’ils ne sont pas censés exister, et surtout quitte à étudier la condition féminine, il serait intéressant d’étudier les raisons pour lesquelles les femmes, lesbiennes ou hétéro, souffrent de RP et parfois passent à l’acte.
    Ce n’est pas à cause de la testostérone, déjà.
    Ce n’est pas « parce qu’elles le peuvent », sous entendu en raison d’une force musculaire supérieure et de la loi selon laquelle le pouvoir corrompt.
    Ce n’est pas, assez souvent, parce que leur partenaire était en mini jupe et trop maquillé.
    C’est sans doute dans l’intention de jouir par la domination infligée et non par le plaisir partagé ; ou dans la croyance que ce plaisir vient de la souffrance ; mais ces illusions ne sont pas issues dans leur cas d’une éducation ou de convictions phallocrates. Puisque le phallus n’entre pas en jeu.
    C’est peut-être l’aboutissement d’un dysfonctionnement remontant à l’enfance, un principe fondamental enseigné de travers ou pas du tout… mais dans ce cas, d’où viendrait le plaisir ? Ce n’est pas parce qu’on est capable de faire quelque chose sans en éprouver de remords, que c’est invariablement un plaisir.
    Se peut-il que l’érotisme sadique soit une tendance naturelle de l’être humain, réprimée par les lois plus ou moins selon les cas ? Comme le cannibalisme et autres pratiques égoïstes underground relevant d’une animalité un peu trop assumée. D’un point de vue philosophique, ce serait intéressant à explorer, et ayant été victime de viols de la part de ma compagne ça m’intéresserait d’y voir un peu plus clair dans ses motivations.

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  28. Intéressant que la page de Wikipedia version anglophone mentionne son viol et le commentaire du procureur alors que la version francophone pas, alors qu’elle est française.

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  34. Un grand merci pour cet article !
    Ils nous rappelle que certaines choses ne sont pas normales, et qu’il n’y a pas besoin d’une arme pour faire violence.
    Je ne sais pas si toutes les femmes sont fortes et intelligentes, mais moi en tout cas, j’ai longtemps cru au mythe du viol : un homme inconnu avec une arme.
    Ce n’est certainement pas l’endroit pour le faire, mais savez-vous comment faire pour déterminer, très concrètement, si on a été violée ou pas? Comment faire la différence entre la réalité et ce que tout le monde en dit, sur ce que les hommes en ont dit? Sur les excuses, sur notre hystérie?
    Je suis un peu perdue… 🙂 à qui s’adresser? Un homme me dira sans doute que j’en fais trop, une femme me dira certainement que je n’en fais pas assez. Comment faire pour décoder le réel, et trouver une réponse?

    • Bonjour Faustine et merci pour le commentaire !

      Vous ne me posez pas une question facile ! A priori le viol implique soit la contrainte (violences physiques, mais aussi psychologiques : chantage, menace ou harcèlement), soit la surprise ou encore en ayant un rapport sexuel avec quelqu’un ne pouvant pas donner son consentement (mineur, personne handicapée mentale, mais aussi personne endormie, droguée, non consciente) etc.

      Je reconnais cependant qu’il y a des cas « limites » où ce n’est pas toujours évident de savoir… :s Par exemple, si dans un couple, il y a un homme assez âgé qui sort avec une jeune fille, et que cette jeune fille est timide et n’ose pas trop refuser un rapport, ce n’est pas pénalement un viol, mais je trouve que le différentiel de pouvoirs pose problème.

      Par contre, je sais qu’il faut toujours se fier à ses émotions et son ressenti, et ne pas se laisser berner par ceux qui nous disent hystériques ! Si vous pensez que quelque chose n’allait pas, c’est alors qu’il y avait quelque chose de pas normal, même si juridiquement l’acte ne peut pas être qualifié de viol.

      J’espère vous avoir aidé !

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  45. Le problème avec les viols sans pénétration (qui sont malheureusement très courants), c’est que c’est la parole de l’un contre celle de l’autre… Et est parfois mal interprété, ma soeur qui bosse avec des enfants m’a raconté une « anecdote » qui m’a laissé pantoise. Elle a réalisé un spectacle musical avec des enfants et toute une équipe, et une des filles (10 ans) a cru que l’ingé son, qui s’occupait de placer les micros sur tous les enfants, lui faisait des attouchements. Parce que sa mère l’avait « trop » mise en garde contre ça. Ma soeur a discuté avec elle après, pour savoir pourquoi elle avait pu croire ça et pour s’assurer que son collègue était bien innocent. Tout ce qu’a répondu la gamine c’est « Il avait une tête bizarre. ». Du coup, je comprends vraiment ce doute vis à vis des viols sans pénétration, même si c’est malheureux d’en arriver à un tel stade de paranoïa. Surtout lorsqu’un des amis, professeur de danse pour enfants, se fait virer parce qu’il a posé ses mains sur les hanches du jeune fille pour rectifier un mouvement.
    Article très intéressant sinon. Etant belge, je ne sais pas si la loi contre le harcèlement sexuelle a été remise à jour en France mais j’espère que c’est le cas.

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