Les cultures enclines au viol et les cultures sans viol. Le cas de la culture occidentale

Partie 1 : les études interculturelles
Partie 2 : le cas de la culture occidentale
Partie 3 : Alcool, fêtes & viol – les fraternités étudiantes aux États-Unis

J’ai commencé une petite série d’articles sur les cultures enclines au viol. Après vous avoir présenté le concept de cultures enclines au viol (à comparer aux cultures sans viol) , je vais discuter maintenant du cas des cultures occidentales.

L’enlèvement des Sabines

L’enlèvement des Sabines, par Francisco Pradilla

Selon plusieurs autrices1,2, la culture euro-américaine est une culture prônant le viol. En effet, on y rencontre plusieurs caractéristiques qui la classent dans cette catégorie :

  • Le viol y est fréquent
  • Les croyances qui justifient l’existence du viol, les mythes sur le viol y sont largement répandus. Ces mythes ont tendance à transférer la responsabilité du viol de l’agresseur vers la victime et banalise ce crime. Par exemple « elle n’avait qu’à pas porter une jupe si courte » est un mythe sur le viol. Ou encore « les hommes ont des besoins irrépressibles qui les poussent à violer. »
  • Le viol peut servir de punition
  • Inégalités et système d’oppression
  • Valorisation d’une sexualité violente.

Je vais à présent détailler ces différents points.

Fréquence du viol

En Occident, le viol est un phénomène à l’ampleur considérable, comme l’indique plusieurs études.

pasdejusticepasdepaix

En France, il y aurait entre 55 000 et 100 000 femmes victimes d’un viol ou d’une tentative de viol par an.

Ainsi, en France, l’enquête ENVEFF de 20003 (Enquête Nationale sur les Violences envers les Femmes en France) a indiqué que 0,3% des femmes interrogées (toutes âgées de 20 à 59 ans) avaient été violées dans l’année précédente. Si l’on applique cette proportion aux 15,9 millions de femmes âgées de 20 à 59 ans vivant en France métropolitaine, ce sont donc quelque 48 000 femmes âgées de 20 à 59 ans qui auraient été victimes de viol dans l’année, auxquelles il faudrait rajouter les femmes de 18 à 20 ans et celles de plus de 59 ans, sans compter les mineures. Par ailleurs, l’enquête INSEE 2005-20064 portant  sur des femmes de 18 à 59 ans donne le chiffre de 0,7 % de femmes violées, et de 1,5 % pour les viols et les tentatives de viols réunis, sur deux années.  Le rapport de l’ONDRP de 20125 explique qu’en 2010-2011, 0,7% des femmes de 18 ans à 75 ans interrogées déclarent avoir été victimes d’un viol, d’une tentative de viol ou d’une agression sexuelle, hors ménage. En rapportant cette proportion au poids total de cette catégorie dans la population française, l’ONDRP estime que 154 000 femmes ont été victimes, avec une marge d’erreur de 45 000 victimes, sur 2 ans. Cela signifie qu’il y a entre 55 000 et 100 000 femmes victimes d’un viol ou d’une tentative de viol ou d’une agression sexuelle par an, hors ménage. Enfin, on évalue à 16% le nombre de femmes françaises ayant subi au moins un viol ou une tentative de viol au cours de leur vie6. Plus de la moitié d’entre elles (59%) ont vécu cette violence alors qu’elles étaient mineures6.

Aux États-Unis, il y aurait environ 200 000 victimes de viol (âgées de plus de 12 ans) par an7. Par ailleurs, 18 à 25% des femmes américaines auraient subi soit une tentative de viol, soit un viol dans leur vie8,9.

En Australie, une étudiante sur six affirme avoir été victime d’un viol durant sa vie (17 % ont été victimes de viol et 12 % de tentative de viol) selon une enquête réalisée par l’Union nationale des étudiants australiens auprès de 1.500 femmes étudiant à l’université10.

Mythes sur le viol

Les mythes sur le viol sont des attitudes et croyances, généralement fausses, permettant de nier et de justifier l’agression sexuelle masculine contre les femmes11. En Occident, ces mythes sont répandus et persistants. Ainsi, une étude américaine a montré, en utilisant des échelles de mesure de l’adhésion aux mythes autour du viol (avec des questions fermées), qu’entre 25% et 35% des gens adhèrent à la majorité de ces mythes11. Cependant dans une autre étude américaine utilisant des questions ouvertes, près de 66% des personnes interrogées approuvaient les mythes autour du viol12.

Pour en savoir plus sur les mythes sur le viol, vous pouvez lire ma série d’articles à ce sujet.

Le viol comme punition

punition

Le viol… un acte de punition et de vengeance ?

Le viol ne serait pas qu’une violence masculine : ce serait aussi un puissant moyen pour maintenir les femmes dans une positionsubordonnée, en les punissant. Ainsi, Susan Brownmiller considère que le viol « n’est rien de moins qu’un processus d’intimidation, conscient ou inconsciemment, par lequel tous les hommes maintiennent toutes les femmes dans la peur»13. Il a été montré dans une étude de 1981 que la peur du viol, – particulièrement présente chez les femmes pauvres, âgées, ou appartenant à des minorités ethniques – est corrélée à des comportements d’auto-restriction (notamment celui d’éviter de sortir seule)14,15. Par ailleurs, une femme agressée ou violée après avoir osé sortir seule, entendra des reproches du type « Une femme ne doit pas sortir seule la nuit », puisque ce type d’idée reçu –  les mythes sur le viol – sont extrêmement répandues11,12. Ainsi, le viol servirait de punition pour celles qui auraient bravé l’interdit, celui d’utiliser librement l’espace public.

Par ailleurs, plusieurs études, portant sur les raisons pour lesquelles les hommes violent, corrobore l’idée que le viol sert parfois de punition. Dans une étude de 198516, les auteurs ont demandé à 114 violeurs condamnés de décrire les « bénéfices » que le viol leur avait apportés. Un certain nombre de violeurs considéraient que leur comportement était un acte légitime de vengeance ou de punition, perpétué à l’encontre de personnes qui avaient commis une faute. Darke note en 1990 que les violeurs utilisent des phrases révélant une volonté d’humilier, de dominer et, dans certains cas, de punir : « Je voulais la rabaisser et la remettre à sa place, car elle m’avait défié »17. Dans une étude de 200718,  on a demandé à 35 violeurs de femmes adultes d’expliquer leur acte : l’explication la plus fréquente (1/4 des violeurs) a été qu’ils s’étaient sentis lésés et avaient voulu prendre leur revanche.

Enfin, une étude de 200519 a cherché à étudier les motivations des meurtriers sexuels en en interviewant 28. Les auteurs ont pu voir émerger trois grandes motivations, dont à nouveau le désir de se venger.

Inégalités et système d’oppression

Dans la plupart des cultures enclines au viol,  les relations sociales sont marquées par la violence interpersonnelle, conjuguée avec une idéologie de la domination masculine20. En effet, la dynamique du viol n’est pas seulement la conséquence de certaines dispositions psychologiques des agresseurs : le différentiel de pouvoir entre groupes d’individus détermine qui viole et qui est violé⋅e2. Ainsi, en France, plus de 90% des victimes de viols sont des femmes et environ 96% des agresseurs, des hommes selon une enquête du Collectif Féministe contre le Viol21.  Outre la domination masculine, d’autres types d’oppression peuvent entrer en compte, comme ceux basés sur la race, la classe sociale ou encore l’orientation sexuelle. Le viol apparait être ainsi la  conséquence d’un emboîtement de systèmes oppressifs2.

Femmes handicapée

Les femmes handicapées ont trois fois plus de risques d’être violées que les femmes valides.

Les personnes qui ont le moins de pouvoir dans la société seront les plus pauvres ou encore celles qui seront les moins crues dans un tribunal. Elles ont donc moins la possibilité de se défendre. Par exemple, les migrantes en situation irrégulières sont particulièrement vulnérables : non seulement, elles sont dans une situation économiques particulièrement précaires, mais en plus, elles risquent d’être expulsées2. Aux Etats-Unis, les femmes afro-américaines sont plus blâmées quand elles ont été victimes de viol que les femmes blanches22. Pour ces femmes, le viol survient par ailleurs dans un contexte historique bien particulier, puisqu’à l’époque de l’esclavage, les maîtres blancs avaient parfaitement le droit de violer leurs femmes esclaves23.  Enfin, d’autres exemples montrent que le viol dépend de différentiels de pouvoir : les femmes handicapées ont trois fois de risques d’être violées que les femmes valides2 et les femmes très pauvres, quatre fois plus de risques que les autres femmes 23

 Valorisation d’une sexualité violente

En lisant, dans mon premier article sur les cultures du viol, que les Gusii, une société kenyane dans laquelle on considère que durant les rapports sexuels hétérosexuels, l’homme doit braver la résistance de la femme, et doit lui faire mal (si bien qu’un jeune époux est félicité si sa femme ne peut plus marcher le lendemain de la nuit de noce), vous avez peut-être été très choqué⋅e, ou encore cela vous a fait ricaner tellement cela vous a semblé grossier. Pourtant, peut-on dire qu’il en va tellement différemment en Occident ?

En français, le mot « séduction » est associé à deux champs lexicaux bien particuliers, la chasse et surtout, la guerre24. On dira ainsi qu’un homme fait la chasse à une femme, qu’il l’épie, la poursuit de ses ardeurs. On dira aussi d’un séducteur qu’il a eu de nombreuses conquêtes féminines, qu’il use de tactique, de stratégie ou encore des armes de la séduction. On parle de victoire amoureuse ou de triomphe. Du côté des femmes, on dit plus volontiers qu’elles résistent aux assauts des hommes, ou alors qu’elles constituent des trophées pour ceux-ci, une fois séduites. La littérature regorge de cette métaphore séduction-guerre, ou plus rarement séduction-chasse. Par exemple, le vicomte de Valmont écrit à la Marquise de Merteuil dans Les Liaisons dangereuses (1782) de Pierre Choderlos de Laclos :

j’ai risqué de perdre, par un triomphe prématuré, le charme des longs combats & les détails d’une pénible défaite ; si, séduit par un désir de jeune homme, j’ai pensé exposer le vainqueur de Mme de Tourvel à ne recueillir, pour fruit de ses travaux, que l’insipide avantage d’avoir eu une femme de plus ! Ah ! qu’elle se rende, mais qu’elle combatte ; que, sans avoir la force de vaincre, elle ait celle de résister ; qu’elle savoure à loisir le sentiment de sa faiblesse, & soit contrainte d’avouer sa défaite. Laissons le braconnier obscur tuer à l’affût le cerf qu’il a surpris ; le vrai chasseur doit le forcer.

Dom Juan

Dom Juan

Et dans Dom Juan (1665) de Molière, le personnage éponyme s’exclame :

On goûte une douceur extrême à réduire, par cent hommages, le cœur d’une jeune beauté, à voir de jour en jour les petits progrès qu’on y fait, à combattre par des transports, par des larmes et des soupirs, l’innocente pudeur d’une âme qui a peine à rendre les armes, à forcer pied à pied toutes les petites résistances qu’elle nous oppose, à vaincre les scrupules dont elle se fait un honneur et la mener doucement où nous avons envie de la faire venir. Mais lorsqu’on en est maître une fois, il n’y a plus rien à dire ni rien à souhaiter; tout le beau de la passion est fini, et nous nous endormons dans la tranquillité d’un tel amour, si quelque objet nouveau ne vient réveiller nos désirs, et présenter à notre cœur les charmes attrayants d’une conquête à faire. Enfin il n’est rien de si doux que de triompher de la résistance d’une belle personne, et j’ai sur ce sujet l’ambition des conquérants, qui volent perpétuellement de victoire en victoire, et ne peuvent se résoudre à borner leurs souhaits. Il n’est rien qui puisse arrêter l’impétuosité de mes désirs: je me sens un cœur à aimer toute la terre; et comme Alexandre, je souhaiterais qu’il y eût d’autres mondes, pour y pouvoir étendre mes conquêtes amoureuses.

Ainsi, la séduction hétérosexuelle apparait déjà comme un rapport de domination, du séducteur (l’homme en général) sur la personne séduite (généralement, la femme). Mais cela est encore plus visible et marquant si on s’intéresse à la façon dont sont décrits les rapports sexuels.

La relation hétérosexuelle n’est souvent perçue que sous le prisme de la pénétration, vaginale ou anale25. L’homme est généralement considéré comme le pénétrant, la femme comme la pénétrée. Or cette pénétration de la femme par l’homme est souvent décrite comme s’il s’agissait d’une agression de ce dernier sur la première. Les métaphores de la conquête, de la possession, de l’effraction voire de la destruction reviennent régulièrement26,27. On dira qu’un homme possède une femme, qu’il la prend, la besogne, la matraque, la pilonne, ou encore lui défonce/déchire/détruit tel orifice. Les femmes sont quasiment tout le temps objets dans ces phrases, et les hommes sujets. Les termes argotiques baiser, niquer ou enculer signifient également « tromper » ou « duper »26,27. Ces termes violents reviennent souvent dans les descriptions de vidéos pornographiques. Dans notre culture, plus l’acte sexuel est apparemment violent, plus la « baise » est considérée comme « bonne » : dans les vidéos pornographique, plus les va-et-vient se font fortement et rapidement, plus la femme pousse des gémissements de plaisir.

« Faire mal » = « Bien baiser » ?

Par ailleurs l’un des principaux ressorts dans la pornographie consiste pour les hommes à obtenir l’aveu de plaisir par les femmes, après qu’elles ont montré quelque résistance26. Les phrases du type « avoue que tu aimes ça » « avoue que tu es une salope »  résument en grande partie ce script, comme si le refus initial des femmes servait de masque à leur véritable désir, qui est celui d’être mise au service sexuel des hommes, et qu’elles ne peuvent pas assumer ouvertement. On dit d’ailleurs souvent des femmes qu’elles s’abandonnent aux assauts de son partenaire. Ainsi, non seulement dans notre culture, l’acte sexuel est souvent associé à l’agression ou la destruction des femmes par les hommes, mais en plus, y est répandue l’idée selon laquelle les femmes désirent au fond être agressées/humiliées/détruites26.

Il y a un peu moins d’un an, un site de « conseils en séduction » indiquait dans un article adressé aux hommes et intitulé Comment bien baiser (je vous laisse chercher sur Google), que pour « faire gémir » sa partenaire, il fallait la dominer et « imposer sa puissance ». On retrouvait l’idée que ce n’était qu’en procédant ainsi, que la partenaire « baisée comme une fille de joie », osera se « laisser aller à des fantasmes souvent inexprimés » et que de nombreuses « femmes rêvent de se faire démonter par un inconnu au chibre géant ». Par ailleurs, l’une des suggestions données dans l’article est : « Ne lui demandez pas si vous pouvez la pénétrer comme un animal sauvage, faites-le ! »

Ces scripts valorisant une sexualité violente et conquérante, et que l’on retrouve dans la pornographie ou ailleurs, sont les reflets d’anciens scénarios culturels27. Certaines féministes, comme Sheila Jeffreys parle d’«érotisation de la domination» pour caractériser ces scripts26.

vogue

Sensualité ou brutalité ?

Conclusion

Comme nous l’avons vu, les cultures occidentales semblent regrouper de nombreuses caractéristiques des sociétés enclines au viol. Le viol y est en effet fréquent et semble parfois servir au groupe dominant – les hommes en l’occurrence – à punir les membres du groupe dominé, les femmes. Par ailleurs, les rapports hétérosexuels, même consentis, semblent très souvent associés à la violence.

Ajout (02/03/2013)

Je suis tombée ce matin sur cette peinture murale de l’artiste street-art américain Sever MSK. Juste un exemple supplémentaire pour démontrer comment la sexualité – et en particulier la pénétration- est assimilée à la domination, voire à la destruction dans l’esprit de beaucoup de personnes.

Une peinture murale de l'artiste street-art américain Sever MSK

Une peinture murale de l’artiste street-art américain Sever MSK.

Image trouvée ici.

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Références

1. Rozée PD. Forbidden or Forgiven? Psychology of Women Quarterly. 1993;17(4):499–514.

2. Holzman CG. Multicultural perspectives on counseling survivors of rape. J Soc Distress Homeless. 1994;3(1):81‑97.

3. Jaspard M. Nommer et compter les violences envers les femmes : une première enquête nationale en France. Population et Sociétés. 2001. Available at: http://www.ined.fr/fr/publications/pop_soc/bdd/publication/138/. Consulté le décembre 3, 2011.

4. Tournyol du Clos L, Le Jeannic T. Les violences faites aux femmes. Insee Première. 2008;(1180). Available at: http://www.insee.fr/fr/themes/document.asp?reg_id=0&ref_id=ip1180.

5. Bauer A, Soullez C. Rapport 2012 de l’Observatoire national de la délinquance et des réponses pénales. 2012. Available at: http://www.inhesj.fr/sites/default/files/files/Synthese_Rapport_ONDRP_2012.pdf.

6. Bajos N, Bozon M. Les violences sexuelles en France : quand la parole se libère. Population et Sociétés. 2008;(445). Available at: http://www.ined.fr/fichier/t_publication/1359/publi_pdf1_pop_soc445.pdf.

7. U.S. Department of Justice. National Crime Victimization Survey. 2006-2010.

8. Fisher BS, Cullen FT, Turner MG. The sexual victimization of college women. 2000.

9. Tjaden P, Thoennes N. Prevalence and Consequences of Male-to-female and Female-to-male Intimate Partner Violence as Measured by the National Violence Against Women Survey. Violence Against Women. 2000;6:142‑161.

10. Sloane C. Talk About It. National Union of Students; 2011. Available at: http://www.whiteribbon.org.au/uploads/media/talk-about-it-survey-results-and-recommendations.pdf.

11. Lonsway KA, Fitzgerald LF. Rape Myths. In Review. Psychology of Women Quarterly. 1994;18:133‑164.

12. Buddie AM, Miller AG. Beyond rape myths: A more complex view of perceptions of rape victims. Sex roles. 2001;45(3-4):139‑160.

13. Brownmiller S. Against Our Will: Men, Women, and Rape. 1975.

14. Buss DM, Malamuth NM. Sex, power, conflict: evolutionary and feminist perspectives. Oxford University Press; 1996.

15. Riger S, Gordon MT. The Fear of Rape: A Study in Social Control. Journal of Social Issues. 1981;37(4):71‑92.

16. Scully D, Marolla J. « Riding the Bull at Gilley’s »: Convicted Rapists Describe the Rewards of Rape. Social Problems. 1985;32(3):251‑263.

17. Darke JL. Factors Influencing Sexual Assault: Sexual Aggression: Achieving Power Through  Humiliation. In: Handbook of Sexual Assault. Plenum Press. New York: Marshall, W. L., Laws, D. R. and Barbaree, H. E; 1990.

18. Mann RE, Hollin CR. Sexual offenders’ explanations for their offending. Journal of Sexual Aggression. 2007;13(1):3‑9.

19. Beech A, Fisher D, Ward T. Sexual Murderers’ Implicit Theories. J Interpers Violence. 2005;20(11):1366‑1389.

20. Sanday PR. Rape-free versus rape-prone: How culture makes a difference. In: Evolution, gender, and rape.; 2003.

21. Bulletin 2006. Collectif Féministe Contre le Viol; 2006.

22. Donovan R, Williams M. Living at the Intersection. Women & Therapy. 2002;25(3-4):95‑105.

23. Holzman CG. Counseling Adult Women Rape Survivors: Women & Therapy. 1996;19(2):47‑62.

24. Gauthier C, Jeffrey D. Enseigner et séduire. Presses Université Laval; 1999.

25. Lhomond B. Qu’est ce qu’un rapport sexuel ? Remarques à propos des enquêtes sur les comportements sexuels. mots. 1996;49(1):106‑115.

26. Ferrand A. La « libération sexuelle » est une guerre économique d’occupation. Genre, sexualité & société. 2010;(3). Available at: http://gss.revues.org/index1402.html. Consulté le février 16, 2013.

27. Bozon M. Les significations sociales des actes sexuels. arss. 1999;128(1):3‑23.

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36 réflexions sur “Les cultures enclines au viol et les cultures sans viol. Le cas de la culture occidentale

  1. je pensais que la culture burundaise favorise la violence envers la femme plus que d’autres. cet article vient de me donner des leçons. je pense que dans les sociétés patrilinéaires  » la dose  » de violence chez l’homme est favorisée par une culture d’impunité car même si punition il y a c’est insignifiant. l’homme finit par se permettre de tout.
    qu’en pensez- vous?

    • « »la dose » de violence chez l’homme est favorisée par une culture d’impunité  »
      Absolument d’accord.
      C’est le cas pour le viol (cf mes articles sur les mythes sur le viol) mais aussi des violences conjugales et les violences masculines en général
      En général, on considère que la victime l’a un peu cherché, a provoqué son agresseur. Et ce genre de discours est entendu dans les cours de justice

  2. Le viol comme punition et moyen de domination est aussi utilisé à l’encontre d’autres hommes, par exemple contre des homosexuels ou en prison. Et par des hommes qui se considèrent comme de « vrais » hommes, eux, c’est-à-dire des hétéros. Mais c’est parce que leurs victimes sont rabaissées au rang des femmes, selon eux.
    Sinon, juste une petite remarque concernant l’utilisation du mot « chances » dans la phrase : « les femmes handicapées ont trois fois plus de chances d’être violées que les femmes valides et les femmes très pauvres, quatre fois plus de chances que les autres femmes ». Je pense que « risques » aurait été plus approprié.

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  5. Il se peut aussi qu’en plus de tout justifier par l’excuse « hormonal », que les hommes aiment à s’identifier au monde animal (si je peux appeler ça comme ça) pour créer ces cultures basées et vivant totalement sur la violence (par exemple le cliché du lion indomptable et maître de sa savane, mais par contre on peut noter il n’y pas d’identification à des animaux considérés comme « faible » et pas « virils », tels l’hippocampe, le chihuahua ou une fourmis) … soi-disant que les hommes sont des prédateurs innés avant tout et que même le viol existe dans la nature, alors que même lorsqu’on regarde du côté des animaux on peut vivement critiquer les comparaisons hommes/animaux puisque le seul comportement retenu dans ces cas là, est une vision biaisée et grossière de la reproduction des animaux (et qui en plus diffère selon les espèces…). Mais en plus il y a un grand déni d’assumer que l’homme est un être de culture. En bref, je pense qu’il y a une véritable volonté (non assumée puisque soi-disant naturelle) de tout mettre sur le dos de dame nature, et sur l’idée que l’homme est un homme des cavernes qui ne contrôle pas son corps. L’irresponsabilité donnée par la culture ET la justice (comment une justice peut prôner dureté face aux violeurs si même la société les excuse d’une certaine manière?) aux violeurs, soit double facteurs collaborant de manière sous entendue puisque soi disant normales, est l’un des principale problème. Comme si se contrôler/être responsable est une honte ou alors insensé puisque peut être considérer comme non naturel…
    En ccl, une envie de correspondre avant tout au cliché d’une sexualité violente voire barbare et donc qui se rapprocherait du monde animal auquel l’homme appartiendrait avant tout et que tout bonheur se trouverait alors ainsi…un peu comme une façon de refuser de penser. Enfin j’espère que mon raisonnement a été assez claire vu que je l’ai fait à la va vite.

    • Tout à fait d’accord… Ceux qui se compare à un lion devrait plutôt se comparer à une punaise de lit (vraiment viril comme animal) qui à un comportement reproducteur très similaire à ces hommes violents. Les mâles percent la femelle n’importe où dans son corps sans utilisé la voie naturelle génitale. Les spermatozoïdes se propagent par l’hémolymphe (son sang) pour se rendre à la bonne place et ainsi la femelle est obligée d’être fertilisé par ce mâle et porter sa progéniture en plus de ne pas pouvoir s’accoupler pendant un certain temps. Ce même mâle peut aussi se faire piquer par un autre mâle n’importe où afin que sa semence aussi se rende dans l’organe reproducteur femelle par le biais du premier mâle. Je trouve cela tout à fait comparable à des violeurs qui veulent la domination à tout pris.

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  7. Ton article me fait penser à deux anecdotes:
    – Mon grand-père à la libération avait attrapé quelques gars la nuit avec ses copains pour les tondre parce que ces derniers avaient dénoncé des femmes « à tondre » dont le « vrai » crime avait été surtout de refuser les avances de leurs dénonciateurs. Mais il n’en reste pas moins que cela est resté officieux, tout le monde « savait » mais on a quand même tondu les femmes dans une grande cérémonie de déculpabilisation sociétale (mes grands-parents riaient jaune en m’expliquant qu’en plus des éconduits, le gros des tondeurs actifs étaient ceux qui avaient pris des kilos pendant la guerre et qui leur fallait dénoncer d’autres personnes à la vindicte populaire)
    – J’ai revu récemment la version américaine des liaisons dangereuses. Et j’ai été frappé par la réinterprétation de la scène où Valmont s’introduit dans la chambre de Cécile de Volanges. Dans le livre c’est une agression sexuelle suivi d’un rapport accepté verbalement et physiquement (Valmont pose une main sur une partie non sexualisée de la jeune fille sans son autorisation puis lui demande si ça lui plait et continue avec la réponse positive) alors que dans le film c’est un viol physiquement et verbalement refusé clairement (Valmont lui saute dessus et la viole alors qu’elle hurle non). Le lendemain dans le livre, la jeune fille s’endort à table de fatigue de sa nuit mais dans le film elle s’enfuit en pleurant alors que Valmont affiche un sourire goguenard. On est en plein mythe sur le viol puisque évidemment le film montre ensuite une Cécile de Volanges gloussante adorant coucher avec Valmont, ce qui est assez cohérent dans le livre mais complétement anachronique dans le film, en gros violer mais après elles adorent ça…

    • en gros violer mais après elles adorent ça…

      Faudrait que je les revois, mais apparemment, c’est aussi un truc qu’on retrouve dans les « Angélique » (« Angélique Marquise des Anges », et cie.)

    • Même sous-entendu dans le film « le dernier tango à Paris », où la jeune fille se fait violer par sodomie avec du beurre, elle en pleure, elle crie qu’elle ne veut pas, puis dans les scènes suivantes elle en redemande.
      Ce qui m’a le plus choqué c’est que l’actrice Maria Schneider a été prise au dépourvue pour cette scène qui n’était pas prévue et qui avait été secrètement préparée par Marlon Brando et le réalisateur Bernardo Bertolucci, scène née d’un fantasme du réalisateur. Et c’est ce genre de films qui fait partie de notre patrimoine de films cul-tes ! Beurk…


      • https://polldaddy.com/js/rating/rating.jsOui et le pire, c’est que lactrice à eu les mêmes conséquences psychologique que si elle avait été violée… Elle a mit du temps à s’en remettre et le pire c’est que c’était ce que voulait le réalisateur: il voulait la voir souffrir… 😒 C’est vraiment ignoble!!! 😠
        Voilà ce que l’on peut lire sur wikipedia :
        《La scène considérée comme la plus choquante, et donc la plus célèbre, est la scène de viol par sodomie, dans la cuisine, où du beurre sert de lubrifiant. Cette scène a été préparée par Marlon Brando et Bertolucci, à l’insu deMaria Schneider. Bien que l’acte soit simulé, les larmes de Maria Schneider sont bien réelles car elle fut extrêmement choquée par le jeu brutal de Marlon Brando. Des années plus tard, elle déclarera à ce sujet qu’elle assimilait cette scène à un viol et qu’elle n’a jamais pardonné à Bertolucci[5]. Elle déclare avoir « perdu sept ans de (sa) vie » entre cocaïne, héroïne et dégoût de soi et repoussé des rôles directement inspirés de celui de Jeanne[8]. Bertolucci, lors de la disparition de l’actrice en février 2011, dira avoir regretté de ne pas s’être excusé avant sa mort[8]. En 2013, Bertolucci dira se sentir coupable mais ne pas regretter car il voulait que Maria Schneider ressente de la rage et de l’humiliation[9]: il voulait capturer sa réaction « en tant que fille et non en tant qu’actrice[10],[11]. »》
        https://fr.m.wikipedia.org/wiki/Le_Dernier_Tango_%C3%A0_Paris
        Cet homme est immonde!!! 😬

  8. Merci pour cet article ainsi que pour tous ceux qui précèdent.
    Serait-il possible d’avoir des exemples de questions ouvertes/fermées permettant de tester l’adhésion d’un groupe aux mythes sur le viol ?

  9. Pingback: Horreurs - Ludovic Bablon

  10. Pingback: Déconstructions des clichés les plus courants au sujet du féminisme. | L'Égalitarisme c'est pas ce que vous croyez !

  11. Je viens de découvrir ton blog, et je dois dire que je suis assez fan de tes articles et j’y apprends beaucoup de choses.

    En ce qui concerne le vocabulaire généralement utilisé pour qualifier un rapport sexuel, il y le côté agressif que tu décris, mais également le côté passif. En effet, si on va chercher dans les qualificatifs moins violents, et plus « romantiques » d’un rapport sexuel, on trouve le bel exemple de « faire l’amour ». L’homme « fait l’amour » à la femme et celle-ci laisse l’homme « lui faire l’amour ». Lui il est donc à nouveau dans le rôle dominant (c’est lui qui agit, lui qui a envie d’air), et elle qui reste passive, qui se laisse faire (et au final, ce n’est peut-être même pas important de savoir si elle en avait envie ou pas?).
    Ce sont des petites choses, ancrés dans la tête des gens, et qui sont parfois complètement inconsciente. C’est mon petit ami qui m’a menée à cette réflexion en me disant « j’ai envie de te faire l’amour », ce à quoi j’ai répondu « ah ben ça tombe bien, moi aussi j’ai envie de te faire l’amour, alors faisons-nous donc l’amour! »

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  14. Bonjour bonjour,
    je suis tombée un peu par hasard sur votre blog et je le trouve vraiment très intéressant. Je dois avouer qu’à première vue, j’ai levé les yeux au ciel en me disant « encore un blog féministe rédigé sans la moindre objectivité et qui va me sortir que le viol c’est uniquement dû à cause du machisme » mais non. Ce que j’ai toujours reproché à la plupart des féministes auxquelles je me suis frottée, c’est leur manque de discernement et une accumulation d’exemples négatifs et sexistes sans la moindre nuance. Ce qui est loin d’être votre cas. j’ai trouvé très intéressant votre article sur le viol dans les sociétés. Même si je suis un peu déçue que seul le viol d’une femme par un homme soit présenté. Vu que ce qu’on remarque souvent dans ces sociétés, où le viol et les violences faites aux femmes sont acceptés, c’est que ce sont les mères ou les grands-mères en général qui « encouragent » ces traditions. Comme l’excision des jeunes filles qui est faites par leurs grands-mères, grands-tantes.
    Je vois que vous n’avez plus posté depuis plus d’un mois, j’espère vraiment que votre blog est encore actif car j’y ai trouvé un modèle de féminisme plus vu depuis longtemps et qui m’avait manqué. Celui d’une certaine tolérance vis à vis de ceux qui pensent différemment. Merci à vous 🙂

    • Merci Nora (je réponds un peu tard, mais vaut mieux tard que jamais !)
      C’est vrai que ce sont souvent les femmes qui semblent encourager certaines traditions sexistes, mais cela a souvent été analysé comme un moyen de survie, et au final, je crois que si on analyse bien, ce sont bien les hommes qui sont à l’origine de ces traditions et qui les maintiennent.
      Si tu veux, il y a « Céder n’est pas consentir » qui traite un peu de ce sujet, de Nicole-Claude Mathieu. Tu peux le trouver en PDF, en cliquant sur l’image du livre « l’anatomie politique » qui est dans la colonne de droite de ce blog.

      Tu peux aussi lire ceci : où Andrea Dworkin décortique les comportements de certaines femmes sexistes, « de droite ». 🙂

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  19. Que pensez-vous de l’engouement des femmes pour « Fifty shades of Grey » (Cinquante nuances de gris), livre qui reprend tous les clichés que vous énoncez dans votre texte: jeune fille vierge et innocente ne s’étant jamais masturbée de sa vie, et donc complètement ignorante de son corps et de ses désirs, est initiée au sexe par un homme plus âge, qui lui fait goûter au sexe brutal, sado-maso. Elle en redemande et tombe amoureuse de son bourreau. Elle a un orgasme des son premier rapport sexuel (brutal), chose très improbable dans la réalité. Évidement elle orgasme facilement durant la pénétration, comme dans tous les livres et films de la culture occidentale, même si des études révèlent que seules 10 a 29% des femmes ont des orgasmes durant la pénétration et que le penis n’est pas le principal outil de jouissance pour les femmes. Mais notre culture persiste à cacher cette réalité et à faire perdurer ce mythe. Les femmes simulent et les hommes ferment les yeux, et font semblant de ne pas se rendre à l’évidence. Le plaisir de sa partenaire est nié et considéré comme « accessoire ». Le livre Fifty shades of Grey, parmis tant d’autres produits « érotique » de notre culture, perpétué des mythes plutôt que de montrer la vraie sexualité des femmes, dans son fonctionnement réel. Ces temps-ci ce livre est « In » auprès des femmes. C’est quand même paradoxal qu’autant de femme sont prêtés à dépenser de l’argent pour lire cela et qu’elles trouvent cela excitant, puisqu’il n’y a rien dans ce livre qui leur parle de leur vraie sexualité, de leur vrai fonctionnement d’un point de vue anatomique. Ce sont des fantasmes masculins essentiellement, qu’on veut leur faire assimiler comme étant bien pour elles. Et elles y croient sans se questionner sur leur propre vécu. En plus elles se mettent de la pression et en mettent aussi à leur conjoint, qui n’a pas forcément envie de la brutaliser. Il y a des hommes pour qui la violence n’a rien de « bandant ». Quand je vois une énième de mes connaissances poster des trucs sur Fifty shades of Grey sur Facebook, je me retiens vraiment de ne pas répondre ce que j’en pense. Mais il y en a tellement qui le font, que cela me dépasse.

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  23. Je voudrai juste réagir sur 2 choses :
    – la première est que si certains voient la remarque  » une femme ne doit pas sortir seule la nuit  » comme une remarque sexiste, je dis que vous n’avez pas totalement raison. Tout est question de point de vue. Par exemple, quand j’entend cette remarque, j’ai plus l’impression qu’on demande au femme de ne pas sortir seule, non-pas pour les priver de leur liberté de circuler, mais bien parce que sortir seule la nuit, pour une femme, c’est dangereux ! Plus dangereux que pour un homme, je n’vous apprend rien. C’est pour ça aussi qu’on peut dire  » une femme ne doit pas sortir seule la nuit « . En tout cas, c’est toujours la manière dont j’ai interprété cette expression. Après bien sûr, ça ne justifie absolument pas un viole ! Rien ne peut justifier un viole !
    – la deuxième est simplement qu’il manque le mot « plus » dans la phrase :  » les femmes handicapées ont trois fois de risques d’être violées que les femmes valides  »

    Sinon merci pour cet article, il a été très instructif ! 🙂

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    • Bonjour,
      Vous pouvez lire mon article sur le sujet : https://antisexisme.net/2013/01/09/cultures-du-viol-1/
      Et avec Science Hub, vous pouvez facilement avoir accès aux articles universitaires que je cite : http://sci-hub.cc/

      Ensuite, pour être honnête, j’ai écrit cet article il y a quatre ans. Depuis, j’ai lu des articles qui nuançaient les propos de Sanday (l’anthropologue qui s’est intéressée aux cultures enclines au viol et sans viol). D’abord, parce que certaines sociétés qu’elle classe comme étant « sans viols » comprendraient en fait des violences sexuelles, mais que ces violences sont tellement normalisées qu’elles deviennent invisibles. Ensuite, parce que certaines sociétés, notamment les sociétés matrilinéaires, ont probablement moins de violences sexuelles que des sociétés comme la nôtre, mais elles ne sont sans doute pas aussi égalitaires que ce que décrit Sanday.
      Néanmoins, je pense que son analyse reste valide, juste qu’à mon sens, il n’y a pas d’un côté les « culture du viol » vs « culture sans viol », mais plutôt des variations dans la prévalence du viol entre des cultures, et qu’il y a des corrélations avec d’autres éléments culturels (tolérance à la violence, inégalités femmes-hommes, etc.)

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