Mythes autour du viol. Partie 5 : Les mythes sur le viol dans les médias

Partie 1 : Quels sont ces mythes ? Qui y adhère ?
Partie 2 : Les conséquences pour la victime
Partie 3 : Les mythes sur le viol restreignent la liberté des femmes
Partie 4 : Les mythes sur le viol augmentent la propension au viol
Partie 5 : Les mythes sur le viol dans les médias

Dans les articles précédents, nous avons pu voir ce qu’était les mythes à propos du viol (des idées comme « elle n’avait qu’à pas sortir habillée comme ça », « une femme qui dit non, pense oui »…) ainsi que leurs conséquences, individuellement, sur le rétablissement des victimes, et collectivement sur la liberté des femmes. Nous avons également vu comment la croyance en ces mythes peut mener des hommes à violer.

Dans cette 5ème et dernière partie, je vais évoquer la façon dont se transmettent ces idées reçues  délétères.

Magazines

Les médias véhiculent beaucoup de croyances infondées sur le viol

L’acceptation des mythes sur le viol comme norme

Les normes sont des règles comprises par les membres d’un groupe et qui guident ou contraignent le comportement1. Ces normes peuvent être injonctives – elles prescrivent ou interdisent certains comportements -, ou descriptives – elles informent sur la façon dont les autres jugent ou agissent dans une situation donnée2.

Bohner et ses collaborateurs ont testé l’hypothèse selon laquelle l’acceptation des mythes autour du viol agissait comme une norme3. Ils ont fait passer un test à 264 étudiants allemands de sexe masculin, leur permettant de mesurer l’adhésion aux mythes et la propension au viol de ces derniers, dans diverses situations : soit on faisait croire aux étudiants que les participants de l’année précédente présentaient une faible adhésion aux mythes sur le viol, soit, à l’inverse qu’ils présentaient une forte adhésion aux mythes autour du viol. Il y avait également  une situation contrôle où il n’y avait pas d’information sur les prétendus résultats des autres.

Pour mesurer l’adhésion aux mythes des participants, un questionnaire leur a été proposé, où il y avait plusieurs phrases qui reflétaient des mythes autour du viol (« une femme qui dit non pense oui », « une tenue aguicheuse peut inciter un homme à violer »…). Les étudiants devaient cocher une case parmi 7 pour exprimer leur accord ou leur désaccord avec le mythe, la case 1 correspondant à « pas du tout d’accord » et la case 7 à « tout à fait d’accord ». Pour manipuler les participants, les auteurs avaient indiqué la case prétendument la plus souvent cochée l’année passée.

adhésion aux mythes norme

L’adhésion aux mythes sur le viol agirait comme une norme sociale.

Cette étude a redémontré qu’au niveau individuel, une forte adhésion aux mythes sur le viol augmente la propension au viol (voir : Conséquences des mythes sur le viol sur la propension au viol). Les résultats indiquent également que quand les participants percevaient un fort niveau d’acceptation des mythes sur le viol chez les autres, leur propension à exercer des violences sexuelles augmentait, du moins si eux-mêmes adhéraient au préalable à ces mythes. En effet, la propension au viol des hommes adhérant peu aux mythes sur le viol n’était pas beaucoup affectée par les supposées réponses des autres. Cela est plutôt cohérent, car les normes sont surtout efficaces quand elles renforcent des attitudes préexistantes.

Cette expérience a été ensuite renouvelée, sauf que l’on faisait croire aux participants que les réponses indiquées comme ayant été majoritairement cochées précédemment, étaient celles d’un groupe auquel ils n’appartenaient pas (alors que précédemment  on indiquait à des étudiants en psychologie les prétendues réponses d’autres étudiants en psychologie). Ces fausses réponses d’un groupe externe influençaient tout de même leur propension au viol4.

Ces données suggèrent que quand la majorité semble adhérer aux mythes autour du viol, la croyance en ces mythes est renforcée au niveau individuel, et la propension au viol, amplifiée. La norme sociale pourrait être perçue comme une justification des agressions sexuelles.

Les mythes sur les viols dans les médias

Etant donné que l’avis de la majorité, en ce qui concerne les mythes autour du viol, semble renforcer au niveau individuel les croyances en ces mythes et augmente en conséquence la propension à agresser sexuellement, il m’a semblé intéressant de voir si les médias, qui ont une influence majeure sur l’opinion publique, ne véhiculent pas eux aussi des idées reçues sur le viol.

Une étude de 20085 a ainsi tenté d’évaluer la prévalence des mythes sur le viol dans la presse écrite. Ainsi 156 articles issus

journaux

Les articles de la presse écrite véhiculent nombre de mythes sur le viol.

de la presse américaine, portant sur une affaire de violence sexuelle très médiatisée, l’affaire Kobe Bryant (un joueur de basket américain qui a été accusé de viol en 2003 par une femme), ont été analysés. A peu près 65% (102) d’entre eux colportaient au moins un mythe sur le viol,  elle ment étant le mythe le plus répandu (présent dans 42% des articles). Elle en avait envie (de la relation sexuelle violente) était le mythe qui arrivait en deuxième position (dans 31% des articles). Seulement 7% des articles questionnaient l’honnêteté de Bryant. Les auteurs ont également testé l’impact de la lecture d’un article qui contenait des mythes sur le viol : les lecteurs avaient alors beaucoup plus tendance à croire que la victime mentait, en comparaison avec ceux qui avait lu un article qui contestait les mythes sur le viol.

Dans une autre étude6, les mêmes auteurs ont analysé 555 titres d’articles de journaux – qui ont probablement plus d’impact que les articles eux-même- toujours à propos de l’affaire Kobe Bryant. Bien que les titres comprennent en général moins de 10 mots, environ 10% d’entre eux  rapportaient quand même un mythe à propos du viol ! Les mythes les plus courants étaient les mêmes que dans l’étude précédente (elle ment ou elle en avait envie). De plus, ces titres employaient bien plus souvent le terme d’ « accusatrice » (accuser) que celui de « victime présumée » (alleged victim). Or, comme l’a montré Bohner en 2001, certains choix de langage (utilisation du passif, évitement de l’emploie du mot « viol ») dans les écrits sur les agressions sexuelles, permettent d’exprimer subtilement que la victime est en partie responsable7.

Par ailleurs, il a été montré plusieurs fois que la presse écrite a tendance à blâmer les victimes, surtout si elles connaissaient leur agresseur et si l’agression suit un schéma de domination raciale (si l’agresseur est blanc et si la victime est noire) ou de classe (un riche qui agresse une pauvre)8–13. Les articles de journaux se concentrent sur le comportement des victimes, en particulier sur leur comportement sexuel passé9.

Les magazines adressés à un public masculin (FHM, Nuts, Zoo…) seraient particulièrement sexistes : une étude a montré que des citations sexistes (et véhiculant souvent des mythes sur le viol) extraites de ces magazines ne pouvaient pas être distinguées de phrases prononcées par des violeurs14. Au contraire, les citations de ces magazines ont même été jugées plus dégradantes pour les femmes que les paroles des violeurs !

Les mythes sur le viol seraient aussi présents à la télévision : une étude de 199215 portant sur des épisodes de séries des années 1980, impliquant un viol, a montré qu’en moyenne, un épisode comprenait au moins un mythe sur le viol, avec en moyenne 5 références à ce ou ces mythes. Elle l’a cherché, elle ment et elle le désirait étaient les mythes les plus répandus. Une étude de 2000 présente des résultats similaires, mais pointait cependant le fait que les viols y étaient représentés  d’une manière de moins en moins stéréotypés16.  Enfin une autre étude, portant sur 96 étudiantes, a montré qu’il y avait une corrélation entre le temps passé devant la télévision et l’adhésion aux mythes sur le viol17.

Un troussage de domestique

Un troussage de domestique, un excellent ouvrage qui analyse le rôle des médias dans l’affaire DSK

En France, la récente affaire DSK a donné lieu à un véritable déferlement de mythes sur le viol (« il n’y a pas mort d’homme »,  « c’est un troussage de domestique », « il n’a pas pu faire ça »…) dans les journaux, sur les ondes ou encore à la télévision, ce qui montre bien que les médias français sont très loin d’être épargnés par ce phénomène. Christine Delphy et d’autres féministes ont entrepris d’analyser de manière très fine ces réactions misogynes dans l’ouvrage « Un troussage de domestique » (que je vous recommande chaudement !).

femme objet sexuel

La visualisation de pubs représentant des femmes objets sexuels augmentent le niveau d’adhésion aux mythes sur le viol

Finissons par un média très souvent dénoncé par les féministes : la publicité. Environ 2000 publicités, tirées de magazines et représentant des femmes, ont été analysées dans une étude de 200818. Un peu plus de la moitié d’entre elles dépeignaient les femmes comme des objets sexuels, et un peu moins de 10%, comme des victimes.  Dans 73% des cas, une femme représentée en victime était également représentée en objet sexuel.  Les auteurs de l’étude suggèrent que ces représentations de femmes à la fois sexualisées et victimes,  ont pour conséquence d’associer sexualité féminine et douleur, et donc de banaliser les violences contre les femmes. Il est vrai que ces deux éléments (victimisation et sexualisation) évoquent les mythes comme « les femmes aiment être forcées/la sexualité violente ». Par ailleurs, les images de femmes objets sexuels expriment l’idée que les corps des femmes sont disponibles pour les hommes, qu’ils peuvent être jugés et touchés selon leur bon vouloir. Enfin, déshumaniser un groupe de personnes faciliterait les agressions à son égard. Il a ainsi été montré dans deux études que, quand des participants avaient vu des publicités représentant des femmes sexuellement objectivisées, leur adhésion aux mythes sur le viol augmentait19,20.

En conclusion

Les médias véhiculent de manière massive des mythes autour du viol. Or, l’adhésion à ces mythes est une norme : l’opinion de la majorité à ce sujet influence les croyances au niveau individuel. Ainsi, les médias contribuent à ce que ces idées reçues soient répandues dans la population.

BONUS : Petit Jeu

Voici quelques articles qui relatent un viol ou une agression sexuelle. Selon vous, contiennent-ils des mythes sur le viol ? Si oui, à quelle(s) catégorie(s) appartiennent-ils ?

1. Elle ment

2. Elle l’a bien cherché

3. Elle voulait et a aimé cette relation sexuelle

4. Le viol(ou l’agression sexuelle) n’est pas quelque chose d’important

5. Il n’a pas eu l’intention de la violer (ou de l’agresser)/il ne l’a pas fait exprès

6. Il n’est pas le genre d’homme à faire cela

7. Les hommes ont des pulsions sexuelles incontrôlables

8. Ca n’arrive qu’à certaines femmes

Claude Lanzmann arrêté pour un baiser volé 

Juan: il lui met un doigt dans les fesses pendant son sommeil 

DSK. Ce que l’on sait sur Nafissatou Diallo

DSK : l’homme qui aime les femmes sans modération

Accusation de viol levée contre Kobe Bryant

Tristane Banon : une photo privée pourrait salir sa réputation face à DSK 


Références

1. Gilbert DT, Fiske ST, Lindzey G éd. The Handbook of Social Psychology, Fourth Edition. 4e éd. Oxford University Press, USA; 1998.

2. Cialdini RB, Reno RR, Kallgren CA. A focus theory of normative conduct: Recycling the concept of norms to reduce littering in public places. Journal of Personality and Social Psychology. 1990;58(6):1015–1026.

3. Bohner G, Siebler F, Schmelcher J. Social Norms and the Likelihood of Raping: Perceived Rape Myth Acceptance of Others Affects Men’s Rape Proclivity. Personality and Social Psychology Bulletin. 2006;32(3):286 –297.

4. Bohner G, Pina A, Tendayi Viki G, Siebler F. Using social norms to reduce men’s rape proclivity: Perceived rape myth acceptance of out-groups may be more influential than that of in-groups. Psychology, Crime & Law. 2010;16(8):671–693.

5. Franiuk R, Seefelt JL, Cepress SL, Vandello JA. Prevalence and Effects of Rape Myths in Print Journalism. Violence Against Women. 2008;14(3):287–309.

6. Franiuk R, Seefelt JL, Vandello JA. Prevalence of Rape Myths in Headlines and Their Effects on Attitudes Toward Rape. Sex Roles. 2008;58(11-12):790–801.

7. Bohner G. Writing about rape: Use of the passive voice and other distancing text features as an expression of perceived responsibility of the victim. British Journal of Social Psychology. 2001;40(4):515–529.

8. Ardovini-Brooker J, Caringella-MacDonald S. Media attributions of blame and sympathy in ten rape cases. The Justice Professional. 2002;15(1):3–18.

9. Korn A, Efrat S. The Coverage of Rape in the Israeli Popular Press. Violence Against Women. 2004;10(9):1056–1074.

10. Kosse SH. Race, Riches &(and) Reporters – Do Race and Class Impact Media Rape Narratives – An Analysis of the Duke Lacrosse Case. S. Ill. U. L.J. 2006;31:243.

11. Frewin K, Pond R, Tuffin K. Sexual Abuse, Counselling and Compensation: Discourses in New Zealand Newspapers. Feminism & Psychology. 2009;19(1):29–47.

12. Bonnes SM. Gender and racial stereotyping in rape coverage : an analysis of rape coverage in Grocott’s Mail. 2010. Available at: http://eprints.ru.ac.za/1786/. Consulté mars 8, 2012.

13. Meyer A. « Too Drunk To Say No ». Feminist Media Studies. 2010;10(1):19–34.

14. Horvath MAH, Hegarty P, Tyler S, Mansfield S. « Lights on at the end of the party »: Are lads’ mags mainstreaming dangerous sexism? British Journal of Psychology.

15. Brinson SL. The use and opposition of rape myths in prime-time television dramas. Sex Roles. 1992;27(7-8):359–375.

16. Cuklanz LM. Rape on prime time: television, masculinity, and sexual violence. University of Pennsylvania Press; 2000.

17. Kahlor L, Morrison D. Television Viewing and Rape Myth Acceptance among College Women. Sex Roles. 2007;56:729–739.

18. Stankiewicz JM, Rosselli F. Women as Sex Objects and Victims in Print Advertisements. Sex Roles. 2008;58(7-8):579–589.

19. Lanis K, Covell K. Images of women in advertisements: Effects on attitudes related to sexual aggression. Sex Roles. 1995;32(9-10):639–649.

20. Mackay J. N, Covell K. The Impact of Women in Advertisements on Attitudes Toward Women. Sex Roles. 1997;36(9-10):573–583.

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35 réflexions sur “Mythes autour du viol. Partie 5 : Les mythes sur le viol dans les médias

  1. Merci pour votre blog et articles très intéressants. Les mythes ont de bons jours devant eux. Voyez cet article : http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2010/10/11/97001-20101011FILWWW00627-prison-ferme-pour-viol-d-une-prostituee.php

    Le titre : le journaliste semble surpris que de la prison ferme soit prononcée pour le viol d’une prostituée !! ( Oh comme c’est bizarre.

    Et puis, voyez la peine (qui vient d’être « alourdie » en appel) et surtout la correctionnalisation. Quand la justice avec l’aval du législateur laisse faire la négation du viol. Alors que le viol est un crime, la majorité des viols sont correctionnalisés c’est à dire transformés en délit… Comment lutter contre ces mythes avec un tel traitement ?.

    • La correctionnalisation est une manœuvre que les magistrats emploient pour court-circuiter le jury populaire. Et pourquoi donc ? Parce que ce dernier a tendance à se montrer trop clément avec les violeurs.

      • Schmorgluck, cet argument est l’un de ceux qui permettent de faire avaler la pilule de la correctionnalisation. C’est faux, il ne repose que sur un mensonge…

        Je vous propose de lire

        http://lacorrectionnalisationduviol.wordpress.com/le-viol-est-il-toujours-un-crime/

        Même les « représentants du peuple » reconnaissent que la correctionnalisation

        « … répond pour l’essentiel aujourd’hui à l’objectif de décharger les cours d’assises qui, compte tenu de la lourdeur de la formation des jurés et de la lenteur des procès, se trouvent, en particulier dans les départements urbains, très encombrées. »

        http://www.senat.fr/compte-rendu-commissions/20110502/lois.html#toc6

        Par ailleurs, le sociologue Laurent Mucchielli et V. Le Goaziou montre clairement que

        « Du côté des statistiques administratives, l’on relève une multiplication par cinq des faits de viol (ou tentative de viol) constatés par les services de police ou de gendarmerie en l’espace de 40 ans : dans les années 1970, autour de 1 500 viols par an sont enregistrés alors que l’on atteint aujourd’hui la barre des 10 000. Enfin, les statistiques judiciaires montrent une nette augmentation du nombre de personnes condamnées pour viol entre les années 1980 et aujourd’hui, ainsi qu’une sévérité accrue de la justice : de 1984 à 2008, la part des peines de 10 à 20 ans de prison pour les auteurs de viols a crû de 16 à 40 %. » http://www.criminologie.com/article/viol

        C’est extraordinaire qu’on continue de véhiculer des « mythes » pour justifier la correctionnalisation. J’ai lu sur le site d’une association que la correctionnalisation était appliquée en l’absence preuves du viol …

        Le manque de preuve, la clémence du Jury, le traumatisme de la victime qui serait provoqué par la vue de la Cour d’Assise tout cela c’est des mensonges. L’argent et une grande dose de sexisme voilà ce qui explique la correctionnalisation.

        • D’accord, je veux bien admettre que ma position manquait de nuance.

          N’empêche, quand des magistrats sont saisis d’un cas de viol qui justement s’éloigne des mythes sur ce qu’est véritablement un viol, ils ont deux possibilités : aller en Assises avec le risque que l’accusé soit acquitté, ou excusé, ou condamné à une broutille, par un jury populaire ; ou correctionnaliser l’affaire afin que le crime soit puni avec davantage de certitude.

          Je suis tout à fait d’accord pour dire que la deuxième option est symboliquement désastreuse. Mais est-ce que vous tenez tellement au symbole que vous accepteriez le risque accru d’acquittement par un jury intoxiqué par les mythes sur le viol ?

          Dans le droit français, la seule différence entre un viol et une aggression sexuelle est la pénétration. Tous les autres critères sont les mêmes : contrainte, violence, menace ou surprise. Critères qui sont d’ailleurs exclusifs de la notion de RELATION sexuelle.

          Pour une victime d’atteinte à la personne (dont le viol et les agressions sexuelles), le plus important c’est que la société, par le biais de l’institution judiciaire, lui confirme que OUI, ce qu’elle a subit n’est pas acceptable. Le distinguo entre viol et agression sexuelle en devient presque dérisoire.

          • Je crois que vous n’avez pas lu l’ensemble de ma réponse. Et, notamment, ce mythe qui consiste à penser que le jury populaire acquitte les violeurs. Il n’y a donc pas « risque accru d’acquittement » je crois vous avoir répondu sur ce point et personne aujourd’hui n’avance ce type d’argument. Je vous rappelle aussi que le Président sortant voulait justement introduire des jurés populaires pour pallier à la clémence dont feraient preuve les juges professionnels

            Les magistrats qui tendent vers la correctionnalisation le font parce qu’ils sont dans les mythes de ce qu’est véritablement un viol. Dans le droit français, comme vous dites le viol est un crime et l’agression sexuelle un délit. L’ONU considère que le viol en temps de guerre est un crime contre l’humanité (pas l’agression sexuelle). Dans le droit français la peine pour le viol c’est 15 ans de réclusion, 5 ans pour l’agression sexuelle, la prescription pour le viol 10 ans, 3 ans pour l’agression sexuelle. Alors oui « la seule différence « dans la définition juridique c’est la pénétration, mais pas dans les conséquences qu’elle entraîne.

            La correctionnalisation du viol valide exactement tous les mythes décrits sur ce blog. Le symbole est important dans la mesure ou il influence les consciences. Il faut appeler un chat, un chat. Un viol c’est un crime .Vous croyez que c’est en niant ou en minimisant le viol que les victimes (70 000 par an) vont sortir de leur silence ? La justice ne lui confirme justement pas ce qu’elle a subit, elle lui fait savoir que son viol n’en était pas un, pour être clair, qu’elle n’a pas été pénétrée . Qu’il n’y a pas eu effraction ! Le viol n’est pas seulement une effraction physique mais aussi « psychique ». Il faut arrêter de semer la confusion , les dégâts provoqués par une agression sexuelle et un viol ne sont pas les mêmes, Que l’on veuille criminaliser les agressions sexuelles , parce que parfois elles sont tellement violentes qu’on ne peut décemment pas les considérer comme un « simple » délit c’est une chose (d’ailleurs dans certains pays comme le Canada l’agression sexuelle est un crime) mais qu’on fasse d’un crime , le viol, un délit alors même que la loi le considère comme un crime… Je vous rappelle que la correctionnalisation est contraire (notamment) au principe (principe à valeur constitutionnelle) d’égalité des justiciables devant la Loi. L’absurdité de la correctionnalisation abouti à ce que les violeurs soient plus nombreux à Trifouilly les oies qu’à Paris. La correctionnalisation va empêcher qu’un violeur récidiviste ne le soit pas etc.… Je regrette que vous ne compreniez pas les implications de ce mensonge. .. Lutter contre les violences sexuelles oui mais il faut commencer par interdire la négation de celle qui est considérée à la fois par la loi et par tous les spécialistes en psychopharmacologie comme étant la plus grave . Oui vous avez raison sur un point la correctionnalisation a fait du viol quelque chose de dérisoire !!

            • « Je vous rappelle aussi que le Président sortant voulait justement introduire des jurés populaires pour pallier à la clémence dont feraient preuve les juges professionnels »
              Vous faites bien d’employer le conditionnel, ladite clémence n’existe que dans ses discours.

              • Je vous ai donné d’autres arguments qui eux ne sont pas à mettre au conditionnel. Si vous ne voulez retenir que ce qui repose sur votre propre conviction alors que vous avez des éléments qui prouve que votre conviction repose sur des mythes c’est votre affaire. Après les mythes autour du viol, les mythes autour des Assises…

                • Vous partez du principe que je n’ai pas lu ce que vous avez posté, parce que je n’ai pas répondu à tout. Je suis désolé, je ne vois pas l’intérêt de répondre, par exemple, à votre citation de Muchielli et Le Goaziou, vu qu’en l’absence de toute contextualisation, elle n’a strictement rien à voir avec la conversation.

                  Mais si ça peut vous faire plaisir, je veux bien faire un effort. Multiplication par cinq des faits constatés par la police en quarante ans ? Qu’est-ce que cela traduit ? Que les policiers ont moins tendance qu’il y a quarante ans à dire « Va te rhabiller salope » aux femmes qui déposent plainte pour viol ? C’est une découverte ça ? Les chiffres contenus dans la citation indiquent un progrès de la réponse pénale. Je ne vois cependant strictement aucun rapport avec le problème de la correctionnalisation.

                  J’ai une question à vous poser : les policiers d’Albi qui ont violé une SDF il y a quelques années, à votre avis ils auraient eu quoi comme peine s’ils étaient passés aux assises, si leur cas n’avait pas été correctionalisé ?

          • « Le distinguo entre viol et agression sexuelle en devient presque dérisoire. »

            La pénétration induit de plus forts symptômes de stress post-traumatique. C’est pour cela qu’on conseille aux femmes de se défendre à tout prix face à une tentative de viol : pour éviter la pénétration.

            « Je suis tout à fait d’accord pour dire que la deuxième option est symboliquement désastreuse. »
            Oui… c’est encore le signe que le viol est minimisé…

    • Bonjour Azur
      Désolée je vous réponds un peu tard.
      Honnêtement, il ne m’a trop semblé lire de mythes sur le viol dans cet article… mais peut-être qu’ils m’ont échappés

      Après, je suis 100% d’accord : la correctionnalisation est honteuse. Le viol est un crime dans le droit et doit donc être jugé comme tel

      • Bonjour,

        Dans mon article, il n’est en effet, pas question de mythes autour du viol (mais peut être me suis je mal exprimée ?). Vous vous en êtes très bien chargé , Vos articles sont justes et percutants . Je répondais simplement à Schmorgluck: qui ne veut pas comprendre que la soi-disant clémence des jurés populaires n’est qu’un « mythe  » forgé pour justifier la correctionnalisation quasi systématique du viol. C’est d’ailleurs une vieille justification qu’il est le seul à reprendre …

      • Je viens de comprendre de quel article il s’agissait (neurone envolé). Le « mythe » / la prostituée qui ne peut être violée parce que prostituée… C’est entre les lignes , non ? Et, même dans le titre , le journaliste semble « sincèrement » étonné que le viol d’une prostituée soit punissable de prison ferme.

  2. « elle ment étant le mythe le plus répandu (présent dans 42% des articles). Elle en avait envie (de la relation sexuelle violente) était le mythe qui arrivait en deuxième position (dans 31% des articles) »
    Est-ce qu’on pourrait pas réunir ces deux mythes sous un seul, finalement? Parce que quand on dit « elle ment » est-ce qu’on remet vraiment en cause la relation sexuelle, ou seulement l’absence de consentement? En admettant que chaque article ne comporte qu’un seul mythe, ça ferait 73% des articles qui diraient en gros qu’ « elle était consentante et puis après elle a dit qu’elle l’était pas ». Complot féminin? J’en arrive surtout à cette question: Est-ce que le viol existe vraiment dans l’idéologie sexiste?

    • (désolée de ma réponse tardive)

      Je me suis faite la même réflexion que toi… je suis d’accord que ça se recoupe un peu.

      Si ça t’intéresse, tu as l’article en entier ici : http://www.cas.usf.edu/~vandello/FraniukSeefeltCepressVandello-rape%20myths%20in%20journalism.pdf

      Myths about the victim suggest that she is lying and has ulterior motives,
      was “asking for it” (e.g., by going to the perpetrator’s apartment for a drink), is not the type of woman who gets raped (i.e., it only happens to promiscuous women), or changed her story after the fact (i.e., she wanted it at the time)

      The articles in Study 1 were most likely to endorse the myths that the alleged victim was lying and that a sexual assault therefore did not occur, that the alleged victim’s actions indicated that she actually wanted the sex (that she
      is claiming was an assault

      Et pour répondre à ta question : je ne crois pas que le viol existe dans l’idéologie sexiste : les femmes sont censées être à disposition des « pulsions » masculines.

  3. Vous avez tout lu très bien , alors vous avez lu que les rapports du sénat, des avocats, un professeur en droit disent que votre justification (clémence du juré) de la correctionnalisation est un mythe. Vous avez lu que la correctionnalisation n’avait qu’un objectif, celui de désengorger les Cours d’Assises.

    Je vous précise pourquoi votre justification de la correctionnalisation par un juré populaire qui serait plus clément est fausse. Notamment par le rapport (que je trouve par ailleurs partiel) de Mucchielli, qui précise que « les statistiques judiciaires montrent une nette augmentation du nombre de personnes condamnées pour viol entre les années 1980 et aujourd’hui, ainsi qu’une sévérité accrue de la justice : de 1984 à 2008, la part des peines de 10 à 20 ans de prison pour les auteurs de viols a crû de 16 à 40 %. » Et vous ne voyez aucun rapport avec la correctionnalisation ? Le rapport est avec votre certitude initiale, celle-ci : « Et pourquoi donc ? Parce que ce dernier a tendance à se montrer trop clément avec les violeurs. »

    Le rapport de Muchhielli vous dit que non, c’est faux , les jurés populaires ne sont pas plus cléments !

    Je ne sais pas à quelle peine de prison aurait été condamné ces policiers. Ce que je sais en revanche c’est que l’agression sexuelle est puni de 5 ans de prison et le viol de 20 ans de réclusion lorsqu’il a été commis par personne ayant autorité.

    Ce que je sais c’est que pour le viol d’une prostituée commis par un policier, un CRS et un agent de sécurité de SNCF. La peine prononcée a été de 2 et demi et 3 ans de prison. Un viol encore une fois déqualifier en agression sexuelle.

    Alors je ne sais pas à quelle peine aurait été condamné ces policiers en Cour d’Assises mais vous, non plus !!

    Et, je vais vous dire ce n’est pas tellement la peine qui m’importe c’est le mensonge, la minimisation du viol. En transformant les viols , crimes, en délit on le minimise, on le nie . Je ne comprends pas que vous ne compreniez pas ça .

    Vous pensez vraiment que l’interdiction de la correctionnalisation du viol n’aurait aucun impact sur les consciences ? Prise de conscience qui pourrait mettre fin à la banalisation du viol et à toutes les violences sexuelles entraînant ainsi un traitement juste par la justice et une reconnaissance des victimes …

    Ma conclusion. Votre justification de la correctionnalisation du viol est fausse et je pense l’avoir assez démontrée. Bon week end

    P.S. Mon petit doigt me dit que vous avez signé cette pétition

    http://www.contreleviol.fr/

    Exigence n° 5 = Un jugement des crimes sexuels exclusivement en cour d’assises.

  4. Il y a quelque chose qui me chiffonne dans vos commentaires, à propos des agressions sexuelles.
    Je suis contre la correctionnalisation des viols mais aussi pour la criminalisation des agressions sexuelles. Les victimes d’agression sont également victimes de stress post-traumatiques : même s’il n’y a pas eu pénétration, la sensation qu’on vous prive de votre volonté et de votre humanité est également présente. Même si, en droit, il y a une distinction juridique par la pénétration, je ne crois pas que ce soit la bonne « délimitation ». ça a quelque chose d’arbitraire. J’ai par exemple toujours été choquée de voir qu’aux USA, la pénétration forcée par voie orale n’est pas considérée comme un viol.
    Je suis désolée, je n’ai pas les sources pour appuyer mes propos mais il me semble bien avoir lu que les conséquences traumatiques d’un viol et d’une agression sexuelle étaient similaires.

    Ensuite, pas grand chose à voir avec le reste mais ça m’y fait quand même penser : dans le cas de Tristane Banon, je n’ai jamais compris pourquoi ils parlaient de « tentative de viol », alors qu’ils parlaient bien d’une pénétration (les doigts dans la bouche). Je veux pas forcément relancer cette histoire, mais si quelqu’un a une explication.. Du coup, toute pénétration n’est pas un viol ?

    • Elfy,je m’excuse si tu as cru que je voulais minimiser les agressions sexuelles.
      Il me semble que j’avais lu que la pénétration était un facteur aggravant car, en moyenne, les victimes de viol étaient plus violemment atteintes que celles ayant subi des agressions sans pénétration.

      Il faut que je retrouve ma source.

      Cela dit, les agressions sexuelles sont également très traumatisantes, et il y a sans doute d’autres facteurs qui influent sur la gravité des syndrome psychologiques (durée le l’attouchement, endroit du corps où l’on est touché…). Et tu as peut-être raison : il faudrait peut-être trouver sans doute une autre ligne de partage, mais laquelle ?

      Pour Tristane Banon, j’avais souvenir qu’il n’avait pas réussi à la pénétrer. Par contre pour Nafissatou Diallo il y a eu double viol (fellation + sodomie) mais aux USA, seule la pénétration vaginale est considérée comme un viol !!

      • Du coup, j’ai cherché !
        Ce n’est pas une étude, mais un texte de Clémentine Autain : « Il faut savoir que l’ampleur du traumatisme ne dépend pas tant de la dureté ou de la violence particulière du viol que des antécédents psychologiques des femmes et de leur possibilité d’en parler, d’être comprise. Autrement dit, une simple tentative de viol peut avoir des conséquences plus ravageuses qu’un viol « en bonne et due forme ». Cela dépend d’un ensemble de facteurs qui ne sont pas réductibles au déroulement des faits. »
        C. Autain, Un beau jour combattre le viol, Montpellier, 2011, p.20.

        ça vaut ce que ça vaut, mais je pense qu’elle a raison. Il y a beaucoup plus de facteurs à prendre en compte, que la seule pénétration, pour juger d’un traumatisme.
        Pour la question juridique, j’avoue que j’en sais trop rien. Criminaliser toute atteinte sexuelle à la personne serait-il excessif ?

        • Je me permets de répondre . Je ne sais pas dans quel contexte Clémentine Autain a pu dire ça. Voici ce que dit la Docteure Muriel Salmona, psychiatre et psychotraumatologue « » Les viols sont à l’origine de graves conséquences sur l’intégrité physique et psychique directement liées à l’installation de troubles psychotraumatiques sévères (dont l’état de stress post traumatique) qui, s’ils ne sont pas pris en charge spécifiquement et si les victimes ne sont pas secourues, crues et bien accompagnées, peuvent se chroniciser et durer de nombreuses années, voire toute une vie, et avoir un impact très lourd sur la santé des victimes. Les viols ont le triste privilège d’être avec la torture celles qui vont avoir les conséquences psychotraumatiques les plus graves, avec un risque de développer un état de stress post traumatique chronique très élevé, avec jusqu’à 80 % de risque de les développer alors que lors de traumatismes en général il n’y a que 24 % de risques. Lors de viols, la mise en scène de meurtre de l’agresseur associée à sa volonté de faire le plus souffrir la victime, de la dégrader, de l’humilier et de porter atteinte à sa dignité, génèrent chez les victimes un sentiment de mort psychique, elles se perçoivent comme des survivantes et même, pour certaines, comme des « mortes vivantes ». Quoi qu’il en soit il n’est pas question de faire un concours dans l’échelle de la douleur entre les victimes de viol et les victimes d’agressions sexuelles . L’agression sexuelle est une notion très vague qui a remplacé l’ancien terme d’attentat à la pudeur (article abrogé seulement en 1994) L’agression sexuelle peut avoir des conséquences gravissimes et entraîner un traumatisme aussi important que le viol parce que l’agression aura été extrêmement violente ou que la victime qui en est victime a déjà été victime d’une agression ou d’un viol dans le passé… La pénétration en psychotraumatologie est comparé à une effraction physique et psychique… Je me trompe peut être mais je pense que Clémentine Autain a dit cela pour aller dans le sens d’une criminilisation de l’agression sexuelle. Ce qui est par exemple le cas au Canada , l’agression sexuelle est considérée comme un crime et non comme un délit. En France nous en sommes loin, il faudrait déjà que le viol considéré comme crime dans le code pénal le soit systématiquement dans la réalité des prétoires. En ce qui me concerne je suis aussi pour que l’agression sexuelle rejoigne la liste des crimes dans le code pénal.

          • Merci pour cet extrait, qui est en effet bien plus précis. Chaque cas est finalement particulier.
            Enfin, ça ne change pas que cette correctionnalisation est une vraie plaie. Je crois que la campagne « Pas de justice, pas de paix » a réussi à faire parler d’elle dans plusieurs médias. Peut-être que ça finira par faire enfin évoluer quelque chose…

  5. Pingback: Les dangers des mythes sur le viol « parler pour exister

  6. Merci pour cette série d’article très instructifs. J’hésite à les partager pour le moment (on va encore me dire que c’est orienté/pas rigoureux -parce que les sciences sociales c’est jamais assez « scientifique » pour certains-, et ça va finir en engueulades…). Mais bon, en soit, je suis déjà « contente » d’en savoir plus sur ces fameux mythes.
    Est-ce que tu prévois d’autres articles sur le sujet ?

    • Merci Prose pour tes commentaires !

      La psychologie sociale est à mon sens une science rigoureuse, évidemment pas exempte de toute critique… Mais il est vrai que rien ne peut convaincre des hommes qui veulent garder leurs privilèges.

      A priori, je pense avoir fait le tour de la question… Mais je vais peut-être essayer de me renseigner sur pornographie et adhésion aux mythes sur le viol. A voir ! 🙂

      • Ah ça, pas besoin de me convaincre pour la psychologie sociale 😀 (c’est la voie que j’ai choisie pour mon master).
        C’est la discussion suite à l’article de Peggy Sastre qui t’as inspirée ce thème non ? C’est vrai qu’on lit beaucoup de choses contradictoires sur les liens entre pornographie et viol/sexisme (en général plus basées sur des croyances personnelles que sur des faits scientifiques avérés). J’ai tendance à fuir ce débat-là, justement parce que je ne sais pas sur quoi m’appuyer.

        • Oui, c’est la discussion suite à l’article de Peggy Sastre qui m’a incité à écrire quelque chose, en gros pour dire que le traitement de la violence dans les médias (que ce soit les JV, la pornographie ou les magazines) est importante, car ça a un impact sur nos pensées et donc nos actes !

          J’ai trouvé pas mal de trucs sur lien entre porno-mythes sur le viol 😀 et je suis en train de rédiger l’article (j’ai même presque fini). C’est vrai que c’est (un peu) controversé, comme pour les JV violents. Mais j’ai l’impression que ceux qui disent que les JV violents et la pornographie n’ont aucun effet négatif sont vraiment malhonnêtes et je pense qu’ils sont pas trop pris au sérieux… Et j’ai constaté que c’est souvent les mêmes !! Ex : un certain Christopher Ferguson ! ! !

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  13. Bonjour,
    Les medias propagent des mythes sur le viol aussi en surmediatisant des affaires de « vrai viol » ( qui correspondent aux mythes sur le viol) : un inconu, un parking sombre, beaucoup de violence physique…

    • Bonjour,
      Je ne suis pas sûre qu’on peut parler de surmédiation par rapport à ces viols, mais c’est sûr que quand les viols sont commis dans la famille, le couple ou entre connaissances, on n’en parle beaucoup moins ! Je pense aussi que les médias ne font jamais le rapprochement avec le patriarcat.

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